‹ La Réforme Dans Le Comté De MantesChapitre 8 sur 30 · CRUE 2 ERIC TP · texte numérisé non relu

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était protestant, elle s'était jetée dans la Ligue et avait recu dans ses murs le comte de Brissac. Un grand nombre d'habitants qui aimaient le Béarnais et entretenaient une correspondance avec lui et avec Sully conspiraient pour lui livrer la ville lorsque sur ces entrefaites il vint à gagner la bataille d’Ivry, 14 mars 1590. Le: jour même de cette bataille, les gens du duc de Mayenne arrivérent aux portes de la ville, la plupart blessés et mutilés, fuyant en désordre devant Henri IV qui les poursuivit jusqu’à Rosny.

Vers 10 heures du soir, le duc de Mayenne qui avant de partir de Mantes pour aller à Ivry avait dit aux habitants: Ne m’'ouvrez pas vos portes si je ne reviens victorieux, se présenta presque seul à la porte de Rosny en criant: « Messieurs de Mantes, nous avons eu bien de la peine. mais ce qui me réconforte, c'est quele Béarnais est mort !.» On lui ouvrit, mais il ne fit que traverser la ville et le lendemain Henri IV envoya le maréchal d'Aumont pour la sommer de se rendre. Il y eut alors une émeute, mais le 18 eut lieu une assemblée à Notre-Dame, dans laquelle le curé de Sainte-Croix, Jean Deschamps, parla en faveur du roi avec tant de persuasion qu’on arrêta à l'unanimité que les clefs de la ville lui seraient portées à Rosny ; ce qui fut fait le lendemain et le même jour, 19 mars 1590, Henri IV entra à Mantes. Pendant un des nombreux et courts séjours que fit Henri IV à Mantes à cette époque, il accorda au commencement de juillet 1591 un édit rétablissant les édits de pacification donnés par Henri II. I] déclara que «sa volonté avait toujours été de maintenir l’église catholique, apostolique et romaine en ce royaume, et les droits et an-

!' Cassan, Ouv. cité, p. 278. -

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