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Tous les propriétaires de chevaux ou mulets

fieront tenus de déclarer, tous les ans à la mairie, ceux qu'ils possèdent^ à peine d'une forte amende en cas de fraude ou d'omission.

Les dépôts territoriaux recevront des maires la liste pour chaque commune , et feront examiner tous les animaux par leurs officiers de cavalerie, d'artillerie ou du train. Au besoin, des officiers des corps montés seront désignés pour aider à ces inspections. Les animaux signalés, évalués et appréciés, seront classés par nature et catégorie. Puis le conseil de recrutement désignera ceux qui doivent être appelés les premiers et les répartira par corps, selon les besoins, en calculant sur moitié en plus. Il aura soin d*affecter à chaque corps ceux qui se trouveront le plus à portée de sa garnison.

Un contrôle matricule de tous les animaux bons au service de guerre sera tenu par le dépôt, et des ordres de réquisition extraits du registre à souche seront pla^ ces aux mairies, prêts à être envoyés aux destina* taires. Une liste sera remise à la gendarmerie, pour assurer ou forcer le départ.

Les mutations seront surveillées par les officiers du dépôt territorial, par la gendarmerie, par les officiers et sous-officiers de la réserve; par les officiers des corps en tournée, ainsi qu'il sera exposé plus loin (art. 663).

Il existe dans chaque corps monté une commission de remonte, et il est facile d'en former trois en cas de mobilisation. Au moment où les animaux se présenteront, ils seront examinés, estimés et payés immédiatement. Cette opération peut marcher rapidement^ Elle ne dépend que de l'exactitude des propriétaires à amener leurs bêtes. Si la loi prescrivait la confiscation de tout animal qui n'est pas arrivé au jour fixé,

on peut penser qu'on les aurait assez promptement.

Tous les chevaux recensés comme bons pour le seryice, mais non compris dans la mobilisation, formeront une seconde catégorie, dans laquelle on puisera selon les ordres du ministre, pour fournir des animaux de remplacement aux forces actives.

Partout où cela sera possible, ou passera des marchés conditionnels renouvelables, avec des industriels pour la fourniture des chevaux, afin de diminuer le poids des réquisitions payées.

Réunion des toUors aoiilMires.

654. On agira de la même manière pour connaître les voitures civiles propres à être requises pour les transports auxiliaires, et savoir oi!i elles se trouvent.

En cas de mobilisation, elles ne seront appelées que sur les points nécessaires et dans la proportion fixée par les instructions du ministre. Il serait inutile et impraticable de leur faire suivre les troupes dans leurs mouvements de concentration en chemin de fer. Les transports auxiliaires doivent se rencontrer sur place, et le nombre de ceux qui existent dans le pays est assez considérable pour qu'on soit sûr de n'en pas manquer, si on les connaît à l'avance, si l'on prévoit les besoins et si on les indique à temps.

On a vu (art. 230) qu'il faut en moyenne 35 voitures à deux colliers pour porter un jour de vivres pour un corps d'armée.

Si Ton voulait avoir 15 jours de vivres, cela nécessiterait 525 voitures.

On remarquera que le transport d'un jour de grain pour les 7,685 animaux d'un corps d'armée forme un poids de 30 J40 kilos, ou le chargement de 31 voitures. 11 faut donc éviter d'avoir recours à ce moyen

'1 allmeatation, hors le» ea» exee^tioimei». Ai hoa ^rvîce d'approviaioanemeat oa «ioit povmir trouver à ti^mpa, dan^ le pays, le gnla arii'SMi'm. Tott ee qu'il serait possible de coacéder. c'est qu'en cgg^ talnea circoQâtances oq all.it jusqu'à beansparter 4 jr;nr5i fie erain cooime réserve. [I famirait alora llk ▼oitares, qui, jointes à celles des nvres* dannamùem nn total de 6^0 voitures.

La coQcentratloQ duce armée de 4 corps dam espace restreint, oblig'erait d'y réaiilr îmoiiéf 3/)0O voitures environ, ce qui n'est pas bien

Quant aux moyens de transport auxiliaires à ors nlser en arrière de Farmée, et dont le chiffre est presqw ausi^i conâldérable , on peut les faire venir de plas loin, car on a quelque temps devant soi.

Les états dressés par les dépôts territoriaiLx penettront de donner les ordres de réquisition et de din» ger avec célérité sur les points désignes lea voîtmaa nécessaires.

Bien qu*elles soient mises en moavemeot par \i de réquisitions obligatoires, elles seront vaut leur espèce et le pays, d'après on tarif arrêté par le conseil de la guerre ou les commandants en Àd d'armée.

Frépanboa en liste* ma Bunes^

655* Les maires feront faire le nombre d*œffiplaires nécessaire des listes d'appel des hommes on d'animaux, de telle sorte qu'il n'y ait ploa qu'à ka afficher à la réception de l'ordre de mobilisation.

Elles porteront en tête une formule ordonnant aux réservistes inscrits et aux propriétaires d*animaux d'avoir, sous les peines portées par la loi, à se rendre au lieu indiqué dans le délai de un, denx ou trois joors. suivant la distance.

Projet de mobilisation.

656. Les paragraphes précédents ont montré comment les hommes, les objets, les chevaux, les voitures nécessaires à la mobilisation pouvaient être réunis ou connus d'avance.

D'après ces données, le dépôt territorial établit tous les trois mois, pour chaque corps de troupes ou service. Un projet de mobilisation.

Il fait connaître, le nombre d'hommes que le corps doit recevoir, leurs nom, taille, profession, grade, ancienneté de service et lieu de résidence ; le ou les magasins contenant les objets de toute espèce, et les quantités qui doivent être délivrées; ceux qui renferment les selles, harnachements ou voitures ;

Le nombre, le signalement, la valeur et le lieu de résidence des animaux.

DeToirs des généraux.

657. Le général commandant l'artillerie fait établir pour chaque corps, une feuille à joindre au projet de mobilisation, indiquant les magasins où se trouvent les armes, les munitions et en quel nombre, ainsi que les voitures destinées au train.

658. Le général commandant le corps d'armée &it établir pour chaque corps , par le service des approvisionnements» une feuille semblable» mentionnant les lieux où seront prises les denrées en cas de départ inopiné.

11 fait rédiger par ses aides de camp une feuille analogue par corps, par brigade et par division, spécifiant la manière dont les régiments devront réunir leurs dé^ tachements, s'ils en ont; les gares d'embarquement de chemin de fer, le temps à employer pour s'y rendre ; le nombre de trains qui serviront à transporter chaque

fraction ; l'ordre dans lequel les trains de dÎTers gemeots se succéderont, etc., selon qo'on derra se diriger dans un sens de la ligne ou dans l'autre.

11 y ajoutera toutes les prescriptions et recommandations nécessaires pour qu'il n'y [ait ni incertitude ni confusion , et que chacun sache parfaitement ce qu'il a à faire.

Tous les calculs de temps et de distance devront être établis de manière que l'on sache exactement le temps maximum qu'exige chaque opération et le moment exact où chaque corps, complètement organisé, peut se présenter à la gare d'embarquement. Les généraux de brigade et de division seront naturellement appelés à soumettre leurs propositions au commandant du corps d'armée.

659. La réunion des documents qui précèdent formera un cahier contenant le projet complet et détaillé de la mobilisation pour chaque corps de troupes.

Une expédition sera adressée au général de brigade.

Une autre, mais numérique seulement pour les hommes et les chevaux, sera envoyée au général de division, et enfin une dernière expédition sera remise au général commandant le corps d'armée, qui en enverra un résumé au ministre.

Chacun, depuis le chef de corps jusqu'au ministre, connaîtra ainsi exactement la manière dont s'effectuera la mobilisation dans son commandement et le temps qu'elle exigera.

Si les corps ont des détachements qui doivent être complétés sur place, il sera fait un projet de mobilisation spécial pour chacun d'eux, afin qu'ils n'aient pas besoin d'attendre les ordres de leur chef de corps pour s'organiser.

Dcfoîn des ehelii de corps.

660. Les chefs de corps, au reçu du projet de mobilisation, font la répartition provisoire des hommes et des animaux qui leur sont signalés, entre les compagnies, batteries ou escadrons, de façon à donner à chacun tous les éléments désirables et à varier Tancienneté des réservistes qui surviendront.

Ils reconnaissent et font reconnaître les magasins, les routes, les gares et les terrains oii ils installeront leurs troupes quand leur effectif doublé ne pourra plus tenir dans les casernes.

Us préparent les ordres et instructions à donner aux capitaines de façon que la mobilisation s'effectue exactement comme elle est indiquée dans le projet. Ils soumettent leur travail au général de brigade.

ChaDgemeot de garnison.

661. Le projet de mobilisation est local et ne s'applique aux troupes que pour le temps oi!i elles restent dans la localité.

Dès qu'elles changent de garnison, le projet est remis aux corps qui les remplacent.

Dès qu'un corps de troupes ou un corps d'armée arrive à sa nouvelle résidence, il étudie immédiatement le projet de mobilisation que lui a remis son prédécesseur. La partie principale, c'est-à-dire les hommes, les animauxi les objets, ne saurait varier; mais la partie accessoire, comprenant la répartition des éléments, les ordres du chef de corps et les instructions des généraux, peut être modifié.

Ce travail devra être terminé dans les dix jours de l'arrivée à destination.

Rèfloinent.

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