II faut 50,000 selles et brides en réserve
(art. 599), à 96 fr. 85 c. Les magasins en possèdent déjà la moitié, soit une dépense à faire de 2,421,250 fr.
Les harnachements des chevaux de trait doivent être au nombre de 130,000 (art. 599), à 69 fr. 40 c. en moyenne. 11 en existe la moitié, soit une dépense de 2,776,000 fr.
Ce serait, pour le harnachement, un total de 5,197,250 fr.
Bésenre d'ambolaDce.
877. Pour le matériel d'ambulance, en tenant compte de ce qui subsiste encore il faudrait 2,000,000.
Résenre de voitures.
878. Le matériel total du train comporte 10,000 voitures, dont les deux tiers doivent certainement exister. La confection du surplus exigerait 3,334,000 fr.
Réserre d'oQtiU.
879. Les outils ne paraissent pas devoir s'élever à plus de 90,000. Il en existe au moins les deux tiers. L'achat de 30,000 à 4 fr., exigerait une somme de 120,000 fr.
Résene d'armes portatiTes et de munitions.
880. Nous possédons environ 600,000 fusils Chassepot ou modèles analogues. Reste à en fabriquer 500,000 (art. 606) à 73 fr. 80 c. Cela représente 36,900,000 fr.
Sur les 300,000 fusils courts ou mousquetons, la moitié seulement est à acquérir. A 59 fr. 50 c. Tun, cela fait 8,925,000 fr.
35,000 sabres de réserve à 18 fr., formeraient une dépense de 630,000 fr.
Il faut 1 ,400,000 nécessaires d'armes; dont la moitié existe. A 1 fr. 43 c. pièce, 700,000 coûteraient 1,001,000 fr.
L'approvisionnement de cartouches doit être de
Quelques millions bien employés chaque année permettent d'entretenir nn outillage complet et de solides réserves. C'est pour ainsi dire une prime d'assurance contre les revers.
La guerre de 1870 coûte au moins dix milliards à la France; avec une bonne organisation militaire, elle eût évité ce malheur et sans budgets plus élevés, comme nous allons l'exposer.
Nous n'avons pas cherché l'économie quand même. Nous nous sommes efforcés de doter les différents services de tout ce qui leur était nécessaire, et nous proposons pour eux, en général, plus qu'ils ne recevaient précédemment. Mais nous avons élagué le parasitisme et supprimé les dépenses imputées à tort au département de la guerre auquel elles ne profitent pas. Cela procure une économie, en partie réelle. L'^autre partie n'en est pas moins une charge pour le contribuable, mais elle doit figurer au département compétent, savoir :
Les pensions et secours au ministère des finances;
L'administration civile de l'Algérie au ministère de l'intérieur ;
Les travaux civils de l'Algérie au ministère des travaux publics;
La gendarmerie au ministère de l'intérieur;
La garde de Paris au budget de Paris;
L'instruction de la réserve et les secours aux familles, aux budgets communaux.
Si l'on tient compte de ces changements, dont nous indiquerons plus loin l'importance, on voit que l'allégement des charges ne sera pas énorme. 11 se réduira, en somme, à 26 millions nets.
Notre projet de budget est inférieure ceux des vingt dernières années. De plus, il réalise l'avantage d'avoir
une armée réellement mobilisable, une réserve de plus de 900,000 hommes et de larges approvisionnements. Il est facile de déclarer d priori qu'on peut faire de grandqs économies» Il est moins commode de les opérer. J'ai essayé d'y arriver. J'ai donné tous les chiffres pour que chacun puisse les vérifier. Ils démontrent péremptoirement la nécessité d^une assez forte dé* pense, si Ton veut assurer la sécurité et l'indépendance du pays.
Badgets eompantifs.
885. Pour qu'on puisse mieux se rendre compte des changements que je propose, j'ai établi le budget en suivant l'ordre des sections et des chapitres en usage actilellcment. J*ai placé dans les tableaux ci-après les dépenses d'après mes calculs, en regard de celles du budget voté pour 1867. Ce n'est pas par caprice que je l'ai choisi, mais mon travail remonte à une époque à laquelle je ne connaissais pas encpre les budgets suivants. J'en tiendrai compte, comme on le verra art. 889.
ObBcnalions préalables.
886. Quelques observations sont nécessaires pour expliquer la différence des chiffres qui Ggurent dans mon projet de budget et ceux qui se trouvent mentionnés dans les différents chapitres de ce travail.
(Chap. 4 et 6 du budget.) La solde absolue des officiers est de 60,366,360 fr. 11 y aura peu de permissions données. Les congés seront courts et rares. Cependant il y aura des absences et surtout des vacances dont il importe de tenir compte. On peut les évaluer à un vingtième environ ou 3,018,318 fr., ce qui réduit la dépense réelle à 57»348,042 fr. Cette déduction est opérée dans tous les budgets.
(Chap. 6, r* partie.) La solde des troupes (pain et
nmses inditidiielled compris) , calcal^ sur la pfésence réelle de 3SI,100 hommes, donne un total de 122,739,144 fr. qni s'appliquent à 128, 15 1,500 jom^ nées, ce qni fait nn prix mo3pen de jonmée de Oir. M7. D but diminuer Tentretien total dn nombre de journées passées à l'hôpital et dont la dépense est comptée à la 3* partie de ce chapitre. Le thilfre des journées dlidpital est de 5,479,630 qni, à raison de 0 fr. 9S7, forment une somme de 5,244,006 (r. à retranditf de la 1** partie de ce chapitre pour ne pas faire double emploL Le second paragraphe ne s'élère donc plus à 1 22,739, lU fr., mais deoeend a 117,495,138 fr.
n faut encore déduire de la f* partie du chapitre 6 Tentretien des hommes aux pénitenciers et dans les prisons des places, puisque ces frais sont comptés au chap. 1 1 . C'est une diminution nouvelle de 540,000 fr. qui ramène le chiffre du second paragra^e à 116,955,138 fr.
Dans le chap. 6, à la 2* partie, les dépenses de four-^ rages semblent très- considérables dans notre projet. Elles excèdent de dix millions et demi celles des budgets de ces dernières années. Cela tient à ce qu*on avait un peu moins de chevaux que nous n'en proposons et que de pins on plaçait 12 à 13,000 animaux chex les cultivateurs qui les nourrissaient. Ce système nous a paru vicieux an point de vue de Tinstmction des troupes et sous le rapport de la rapidité de la mobilisation. 11 ne constitue qu'un expédient économique, et nous croyons qu'il ne faut plus y revenir. On devra remarquer, en outre, que les fonds alloués ont été insuffisants et que les suppléments de crédit accordés au budget rectificatif pour les fourrages en 1 867 sont de 5,893,749 fr. 11 a fallu accorder chaque année ce supplément d'environ 6 millions.
Le chapitre iO 8ubit une augmentation considérable à cause de la réserve, dont il n'était pas question dans le budget de 1867.
Le chapitre 12, consacré aux achats de chevaux, est triplé dans notre projet. Nous avons dit (art. 89) pourquoi nous augmentions de 500 fr. la moyenne du prix d^achat, et nous proposons d'en acheter chaque année 1/3 de plus que par le passé. — Il ne faut pas du reste s'arrêter au chiffre porté au budget de 1867 pour le service des remontes. Ce chiffre ne comprend ni la solde du personnel, ni l'entretien des établissements hippiques, ni la nourriture de près de IO9OOO jeunes chevaux qui ne rendaient aucun service pendant un an. — Il ne faut pas oublier ces considérations si l'on veut comparer les deux chiffres budgétaires.
Au chapitre 18 nous n'avons pas tenu compte de la solde de non-activité, attendu que la position ne saurait exister selon nous. Nous en avons dit les motifs ailleurs.
Au chapitre 19» il nous a semblé que les secours donnés parle ministère de la guerre ne devaient plus se continuer. S*ils s'appliquent à des militaires» ils n'ont pas de raison d'être. S'ils concernent des familles de militaires ou des hommes qui ne sont plus au service, ils doivent être inscrits au ministère de l'intérieur, puisqu'ils sont distribués à des personnes non militaires. — Ce n'est qu'une mesure d'ordre» et ce changement ne touche pas au fond même de la question.
Deuil do budget proposé.
887. Sous le bénéfice des observations qui précèdent, voici le détail du budget que nous proposons en regard des chiffres de celui de 1867 :
Tableau R.— Budget de la guerre, tgêtème en ueage (1867).
chapitm: 4«». (Traitemenl du minislre ^^»922
Admin. eentr. { Appointementsdes chefs eteommis. 4 ,653,988 (persoDQcl). ( Salaire den agents secondaires. . • 436.550
chapitbbS. (Foumiluies générales fîi'ÎSîi
Admin. centr.{ Frais d'impressions 'SS'ÎAAi
(matériel). ( Entretien des bâiimenti 67,4009
PBEsaai
^ïïf^- ) Dépôt
de h Serre. ( C*rt« <>« ^^«^^ ** ^^ »'A»8<'«- •
DEnaEJH
I Officiers généraux et d'états*mi- I jors •.••••• 9,9oo,oi5 Intendance militaire 3«478,40t Etat-major des places 4,688,553 EUt-major particulier de l'artillerie. . 3,654,3«7 Etat-major particulier da génie. . 3ji53,i89 I t
cBAPmsS. I Gendarmerie *t'SÇ5»21Sî îî.643,»48
Gendarmerie. (Garde de Paris 3,548,0^) ^
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CBA»rru6.
4'* partie.
Solde de l'infanterie 93,483,240
— delaeafalerie .«..••• 34,745,496
— de l'artillerie 48,349,045
— dugénie 3,096,063
— des équipages 3,396,387
— desTêtérans 74,789
2* partie.
!' Personnel des Tifres 4,588,078
Vims 24,867.956
Cbauffage, éclairage 1.742,047
Fourrages..... 36,349,489
3* partie.
4* partie.
Personnel desbApilaw. .
Traitement des malades .
ConTou nflitaire» • • 4,384,0001 ««Mifii
Indemnité de rouU 4,855,462 f ••«='•'•»
Tolaîduehmpilrtù {à rtpwitr,)] 2i7.907.TC6
Budget d'après le tystème prapoeé.
iCTION.
ÎMiDJstre (sopplémeDt de solde). .
Chefs eC commis Agents secondaires
! Fournitures générales • Frais d'impressions Entretien des bâtiments
- ( Dépôt
fiwTBE 3. j ^^^ jjg p„^ç^ gj jg l'Algérie. .
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LiriTU 4
Officiers généraux et assimilés . .
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Etat-major du génie.
des officiers auchap.6.
) Gendarmerie (au budget de l'intérieur).
Gardede Paris (au budgetde Paris).
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