INFANTERIE
Considérations généralrs.
1 40. Leschasseursàpiedn'ontplusune utilité constatée ; rinfanterie, armée de la même façon, appelée au même service, suffit à tous les besoins. La seule différence dans remploi réside dans l'action des tireurs d'élite, qui, bien appliquée, peut donner des résultats énormes; mais cela ne change pas le type uniforme, qu'il est avantageux » sous les divers rapports, de donner à toute l'infanterie.
36 divisions à 4 régiments exigent ii4 régimeots.
Il existe iOO régiments d'infanterie.
4 — de xooaves.
3 — de torcos. . «v jjk i — étranger.. . .^ ^'^
4 — de voltigears.
3 — > de grenadiers.
Les 91 bataillons de chassenrs k pied transformés en infanterie donneraient 10 régim.
ToUl existant 4iS régimcoU.
Reste à créer 19 régioMnts.
Corps de punilion.
141. Les corps de punition sont nécessaires; les trois bataillons d'Afrique et les sept compagnies de discipline ou de pionniers seraient maintenus. Leur organisation devrait être modifiée, surtout sous le rapport du régime, afin d'essayer d'améliorer une partie ^ea mauvais sujets qu'on y envoie.
Cadre d'une compagnie.
142. Il est important de bien distinguer le cadre et les accessoires, qui se renouvellent sans cesse aux dépens de la partie combattante. Il faut se rendre exactement compte, d'une part, de la proportion entrç les combattants et les accessoires, et, de l'autre, de la quantité réelle des hommes sur lesquels reposent la charge des corvées, du service et du combat.
Une compagnie se décomposerait ^insi :
Pied de guerre. Pied de pais.
nm^i^^ J * capitaine. . .
Officiera, j ^ lieutenant (a).
3 aspirants (g) 2
3 fonrriefs (4) • 1
5 sergents (b) . \ 4
10 caporaux (a) é
4 tambours et clairons 2
1 tailleur (c) 1
1 cordonnier (c). . • . 1
Traqpe. .( 2 sapeurs ouvriers en bois ou en fer (d) i
4 ordonnances p' les officiers de la compagnie (s). 3
g I ordonnances pies officiers hors des comp.(B) i .
lemplQJs détachés ( *
1S4 hommes de troupes dans le rang 60
(a) Les hommes sont très-nombreux en guerre. Le temps disponible pour les écritures est peu considérable, et il est cependant essentiel que
la comptabilité ne souffre pas. Il est utile d'avoir un caporai*fourrier de plus par compagnie.
(b) Certains services, et les causes d'indisponibilité, justifient Taugmentation d'un sous-officier et de deux caporaux afin que la demi-section ou l'escouade ne soit jamais privée d'un chef.
(c) Le tailleur et le cordonnier marchent, manœuvrent et combattent avec leur compa^ie. Ils ne peuvent concourir au service, occopés qu'ils sont aux réparations des effets des hommes. Cela est d'autant plus nécessire que la section hors rang est supprimée d'après le principe posé art. 70.
(d) L'institution de 2 sapeurs par compagnie a sa raison d'être par la suppression presque complète au corps du génie (art. 28et chap. H). Ce sont des ouvriers véritables ne quittant ni leur compagnie ni leur bataillon, employés à un service utile, et très-diflérents des hommes barbus absolument inutiles, qu'on entretient à présent.
(e) Les ordonnances des officiers doivent réglementairement rester dans le ran^. Bien des circonstances les en éloignent parfois; et ouant au service, ils ne peuvent y participer. C'est donc une catégorie 4 classer à part.
(f) Les ordonnances vivent k part avec leurs officiers. Les sous-officiers forment un ordinaire distinct avec i cuisinier. L'escouade se trouve ainsi être de 20 ou 21 hommes. C'est un peu fort sans doute, mais eel effectif ne se maintiendra pas longtemps en campagne. — Au début il fondrait par escouade S marmites de campement réduites plus tard k 3 seulement (Voir chap. 33} •
(h) En guerre on pourrait à la rigueur mettre deux lieutenants par comnagnie. En temps de paix un seul suffit pour seconder ou remplacer le capitaine.
(g) 11 est bon qu'en sortant de l'école, les jeunes gens ne soient pas officiers, mais placés dans une situation intermédiaire entre les officiers et les sons-officier». Leur position ressemblerait un peu à celle de l'adjudant et serait tout k foit analogue k celle des élèves de 2* classa de la marine. Le grade d'aspirant donnerait la faculté de vivre avec les officiers dans une certaine mesure, et permettrait ainsi de juger les hommes. Ceux provenant des sous-officiers, comme ceux sortant de l'école, se confonuraient dans cette cbsse. Les premiers y ac<|uerraieDl rînstraction théorique qui leur manque; les seconds, la pratique qu'ils connaissent peu. Les élèves de l'école seraient forcés de travailler pour gagner leur grade d'officier, au lieu d'èfre livrés comme à présent, trop jeunes, k une funeste oisiveté.
En temps de guerre on pourrait porter les aspirants à 3 par compagnie, de manière à assurer un bon recrutement en officiers ( Voir cbap. 27),
Les aspirants rempliraient les fonctions de sergents-majors, adjudants, adjoints au commissariat des corps, chefo de section et porte -dra-* peau.
Effectif d'un bataillon.