SERVICE DE LA GENDARMERIE AUX ARMÉES
Organisation générale.
243. La gendarmerie aux armées a deux services : 1® celui de la police des camps, la répression de la maraude, Tarrestation et la conduite des prisonniers ; 2^ la police des convois et le maintien de la liberté des communications.
Il faut lui en donner un troisième non moins important, celui de la police en arrière des lignes durant le combat. Au lieu de rester comiïie à présent inactive, pendant les engagements, elle doit y avoir un rôle actif et utile en continuant à maintenir l'ordre et en contraignant les mauvais soldats à faire leur devoir. Pour cela, la gendarmerie se place en arrière des lignes et se dispose en un cordon continu. Elle interdit d'une manière absolue, et au besoin par la force, le retour en arrière de tous les soldats qui, sous des prétextes divers, quittent les rangs. Il y a là toute une série de dispositions nouvelles qu'il est indispensable d'adopter.
Le développement d'un corps d'armée sur deux lignes, avec une réserve d'un tiers environ, est de 3400 mètres à peu près. Pour placer en arrière un cordon de gendarmes espacés de cent en cent mètres, il faudrait 34 hommes, mettons 40, ou 8 brigades de 5 hommes, non compris le brigadier. On en attacherait 3 à chaque division et 2 au quartier général du corps d'armée. L'ensemble donnerait 7 officiers, 7 sous-officiers, 8 brigadiers et 40 gendarmes. En d'autres termes, il y aurait 7 officiers et 55 hommes de troupe. Ce personnel, réparti en arrière du corps
d'armée, n'aurait plus ainsi à surveiller que 60 mètres par homme.
Prérôtl d'uni dÎTUiOD.