DES RÉPÉTITEURS
par une indemnité sur le budget du pensionnat.
Les professeurs stagiaires, les maîtres élémentaires qui accepteront les fonctions de surveillance pourront cumuler cette indemnité avec leur traitement. Une des questions les plus irritantes sera ainsi résolue de la manière la plus simple et la plus pratique. Ce sera même une cause d'économie pour le budget. Il sera facile de supprimer des emplois de répétiteurs ou professeurs stagiaires, dès que ceux-ci ne seront plus astreints au service de nuit, si ce n'est de leur propre consentement*.
C'est au fond, la solution qu'indiquait Jules Simon, quand il écrivait : « Il faudrait revenir à l'idée de diviser les maîtres en deux ordres; les uns qui seraient surtout surveillants et les autres qui seraient presque professeurs ' » .
1. Le nombre des répétiteurs est trop considérable dans la plupart des lycées. On peut citer tel lycée qui n'a pas plus de soixante pensionnaires et où il y a huit répétiteurs. En moyenne, on compte dans les lycées un répétiteur pour douze internes (pensionnaires et demi-pensionnaires). Dans les collèges, il n'y a qu'un répétiteur pour dix-sept internes.