INSUFFISANCE DES COLLÈGES. 1Ô
L'enseignement moderne est donné, le plus souvent, dans des établissements séparés que dirigent les Frères des Ecoles chrétiennes. Il y est associé, combiné sous des formes diverses, avec l'enseigoement primaire supérieur et l'enseignement professionnel. Ce type d'établissement, qui est l'union, la pénétration réciproque de l'enseignement primaire supérieur et de l'enseignement moderne, offre aux familles de grands avantages*. En s'accommodant aux habitudes du pays et en s'ingéniant à lui offrir toutes les variétés d'enseignement pratique, les congrégations étendent peu à peu leur clientèle et font une concurrence redoutable aux établissements de l'État'.
Celui-ci a multiplié les lycées, il subventionne les collèges communaux; il a créé des écoles primaires supérieures et des écoles pratiques de commerce et d'industrie. Mais ces efforts n'ont pas été suffisamment coordonnés. S'il y a, en certains points, une abondance trop grande de ressources dont une partie reste sans emploi, en d'autres points, souvent très importants, l'Etat et les communes n'offrent pas aux populations les facilités nécessaires. De grands lycées auraient dû être, depuis longtemps, dédoublés. On y étouffe. Voici, par exemple, la ville de
4. Enquête. — Rapport au Conseil g(5ncral du Lot-et-Garonne 2. Enquête. — Rapport au Conseil général du Finistère.
qu'on ne fasse pas droit à toutes leurs réclamations. Leurs rapports avec les proviseurs se sont partout tendus, alors que Tunité de vues et d'ciïorts était plus que jamais nécessaire. Certains écarts n'ont pas été réprimés assez vite. Les lycées en ont souflert.
Voilà l'explication de quelques-uns des mécomptes que l'Université a éprouvés depuis quelques années. Les améliorations qu'elle a introduites dans le régime des lycées, dans la discipline, dans la situation des répétiteurs, se sont, en partie, retournées contre elle.