DU PRIX DE LA PENSION
élèves, ne s'élèvent pas au-dessus d'un simple collège*? V. Duruy, étant ministre de l'Instruction publique, trouvait que c'était un abus de mettre sur le même pied tous les établissements. « Dans tel collège, écrivait-il, où la rhétorique a six élèves, la classe dure deux heures comme la rhétorique à Louîs-le-Grand. Qu'on fasse la classe plus courte. » Le professeur, qui n'a guère de devoirs à corriger, pourra aisément faire deux classes, au lieu d'une seule. Que serait-ce, ajoutait Duruy, si, au lieu de s'obstiner à maintenir la division en classes, jusque dans les plus petits établissements, on prenait le parti de grouper les élèves d'après leur force? Nous aurions de meilleures études et les économies de personnel seraient considérables. « Le lycée de Mont-de-Marsan, qui avait soixante et un élèves classiques, a pu marcher en 1864 avec trois professeurs de latin et il a eu des succès. ». ■ \^
Nous nous sommes trop écartés, depuis vingtcinq ans, de ces idées si sages de V. Duruy. 11 faudrait y revenir.
1. La démarcation qui existe actuellement entre les lycées et les collèges n'a aucune base sérieuse. N'est-il pas temps de préparer Tunitication des cadres du pei^onnel de ces établissements, de manière que le Ministre puisse, suivant l'importance de telle maison, lui donner des agrégés ou des professeurs munis simplement de la licence? Voir, à ce sujet, le rapport de M Ermaiit.