‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 5 sur 67 · X . AVEUTISSEMENT DES EDITEURS · texte numérisé non relu

X . AVEUTISSEMENT DES EDITEURS

tout ordre, rapports de ronseigncment classique et de l'enseignement moderne, organisation de l'un et de l'autre, sanctions respectives, lien de l'enseignement secondaire avec le primaire et le supérieur, régime des lycées et collèges, internats, formation des professeurs, examens et baccalauréat, étude des langues vivantes, réforme des programmes et des méthodes, autonomie et décentralisation, etc. On voit que c'est toute une encyclopédie pédagogique, mais une encyclopédie parlée et vivante, à laquelle ont collaboré les hommes les plus illustres, les plus libres ou les plus compétents.

Faut-il citer des noms? Depuis les membres les plus distingués de l'Institut jusqu'aux professeurs les plus humbles et les plus méritants de nos collèges, on y trouve tous les noms qui honorent soit les lettres et la science françaises, soit la dignité professionnelle du professorat. On a tour à tour entendu MM. Gréard, Bertheldt, Lavisse, Wallon, Paris, Boissier, Bréal, Jules Lemaître, Brunetière, tous ceux qui sont ou les défenseurs des anciennes humanités ou les promoteurs des idées nouvelles. Ajoutez-y des philosophes comme MM. Boutroux, Lachelier, Fouillée ou Séailles, des hommes politiques et d'expérience particulière, comme MM. Léon Bourgeois, Poincaré, Goblet, Hanotaux, Buisson. Mais vouloir les nommer tous ce serait faire un dénombrement d'Homère. L'intéressant de cette enquête, c'est qu'à une déposition dans un sens succède une déposition en sens contraire. Pour cette fois, les rangs des Grecs et des Troyens sont mêlés et confondus.

La Commission — et nous* ne saurions trop l'en louer — s'est affranchie de toute idée d'exclusion et de tout esprit d'élroitesse. Si elle ne pouvait tout voir, elle a voulu tout entendre. Avec les représentants de l'enseignement

AVERTrSSEMENÏ DES ÉDITEIUS. XI

public, elle a convoqua ctnix do TonsoignenuMit privô, soit laïque soit congrùganiste. Le clergé no saurait se plaindre. Depuis Mgr Mathieu, arclievc^que de Touloiiso, jusqu'au Mve Abel, en passant par le P. Didon, les ahhi^s Pêclienard et Baliiïol et en général les directeurs des maisons les plus considérables, l'opinion, si importante à connaître, de cette partie de la nation a été largement consultée et a pu se manifester en pleine liberté. Le» représentants des sociétés d'ag»*iculture et des chambres de commerce ont eu la parole ù leur tour. Ajoutez-y, ce qui viendra un peu plus tard, les dépositions écrites des proviseurs, inspecteurs, professeurs de lycées ou de collèges, les délibérations des conseils généraux, en (lu une statistique rigoureuse de renseignement secondaire public et privé, arrêtée au ol décembre 1898, et vous aurez une idée de la masse et de la diversité des renseignements recueillis par la commission.

La tâche de la Conimission n'était pas seulement de procéder à une enquête. Elle devait en dégager les résultats. C'est ce qu'elle a fait en adoptant une série de résolutions qui ont été communiquées nu ministre de l'Instruction publique et acceptées par lui sur les points essentiels. M. Ribot, président de la Commission, s'est chargé de faire ressortir, dans une introduction générale, l'esprit des réformes que propose la Commission.

Nous publions aujourd'hui cette introduction en lui donnant son véritable titre « Réforme de l'enseignement secondaire », et en la faisant suivre du

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