‹ La réforme de l'enseignement secondaire dans le canton de VaudChapitre 2 sur 30 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

En me proposant de faire une revue générale de notre enseignement secondaire, je ne me suis point flatté de tout voir ni de tout savoir.

Mais il serait utile et même il est nécessaire, puisque tout se transforme autour de nous, d'examiner sérieusement notre situation.

Pour nous former une juste opinion de nous-mêmes, il faut nous comparer avec nos voisins ; pour saisir les problèmes dans leur vraie proportion, il faut les envisager dans leur ensemble avant de regarder les disciplines des études une à une, hors de leurs connexions naturelles. ,

Si ce travail a quelque mérite, c'est par là. Mais toutes les questions n'y sont pas traitées. J'aurais voulu aborder celle de l'éducation physique, celle de l'art à l'école et particulièrement celle des rapports de l'école et de la famille, dont l'importance apparaîtra mieux à mesure qu'on y réfléchira. Celle de l'éducation des filles doit être réservée. Au surplus, ce qu'on trouvera ici forme un tout qui comprend l'organisation, les plans d'études, les méthodes d'enseignement, l'éducation morale, la préparation professionnelle des maîtres.

Chaque question doit venir, me semble-t-il, à Pendroit où elle se présente sous son aspect le plus important. Ainsi le « raccord » sera discuté au chapitre des méthodes et des plans d'études, par ce que le problème est de sauvegarder la qualité de l'enseignement, tout en ouvrant largement nos portes. Cet exemple fera comprendre l'ordonnance de ma discussion.

On est toujours le débiteur de quelqu'un. Heureux quand on trouve d'aussi aimables créanciers que ceux auxquels je présente l'expression de ma gratitude, faute de meilleur tribut. Les documents pédagogiques abondent chez nos voisins ; chez nous, ils sont rares, incomplets et dispersés. M. le professeur F.-A. Forel, M. le professeur Herzen, m'ont offert le secours de leur bibliothèque et celui de leur expérience, plus riche encore.

Je dois beaucoup à l'obligeance inépuisable de M. E. Payot, directeur du Collège cantonal, au Comité de là société vaudoise des maîtres secondaires et à son président, M. le professeur L. Maillard, à MM. les directeurs des établissements communaux et aux conférences locales, dont les réponses au questionnaire du 15 décembre 1902 et aux demandes du Comité central attestent un zèle sincère, un sincère désir de progrès. Puisse-t-il résulter de cet effort commun quelque avantage pour nos enfants et quelque bien pour notre pays.

DE

dans le Canton de Vaud

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