Règlement du 14 juillet 1840, art
3. V. Cousin, Mémoire sur l'instruction secondaire dans le royaume de Prusse, 2* éd., 1837, p. 154 sq.
marquer des nuances, assigner des rangs, déterminer tel ou tel degré, alors le juge est obligé d'être attentif, et Texamen devient sérieux. »
Je passe une série d'arrêtés, qui ne roulent que sur la liste des auteurs français et sur deux seulement de ces auteurs, Pascal et Voltaire. M. Carnot avait rétabli les Provinciales^ ; on juge si cela put tenir. Nous arrivons à la suppression des certificats d'études. C'est une date importante dans l'histoire du baccalauréat. Le ministre l'annonce avec une certaine solennité : « Si les sociétés se conservent Surtout par les dogmes, elles ne grandissent et ne brillent que par les sciences, dont le concours de l'Etat soutient si puissamment le flambeau. » La suppression du certificat est une sorte de traité d'alliance entre les dogmes et la science : « Le conseil de l'Université accepte la suppression du certificat d'études, ce qui montre « que le désir d'une concession salu- « taire est dans tous les cœurs *. » Il n'en est pas moins vrai que la suppression du certificat rend l'épreuve bien peu probante. On pense dès lors avec raison qu'il faut fortifier l'épreuve écrite, qui donne moins de chances au hasard. On songe d'abord à une version de rhétorique, et on décide qu'elle durera deux heures*. Puis on ajoute à la version latine, une composition latine ou une composition française, suivant que le sort en décidera. Deux heures sont accordées pour la version, quatre heures pour la composition. L'examen oral n'aura lieu que le len-