Arrêté du 28 août
Tacite, quelques discours de Cicéron et de Démosthènes, quelques Vies de Plutarque, quelques tragédies de Sophocle, etc.*. » A la bonne heure; cela nous donnait quelques chances d'avoir enfin des bacheliers qui avaient tenu un Virgile entre leurs mains. En 1840, M. Cousin introduit la mention, dans le certificat d'aptitude, d'une note sommaire sur la valeur de l'examen*. Il comptait beaucoup sur cette innovation, qu'il empruntait à l'Allemagne, et il me répéta alors plusieurs fois qu'il venait de transformer le baccalauréat. Il oubliait que le certificat d'aptitude est enfoui dans des cartons où nul ne va le consulter , et que la seule pièce qu'on remette au secrétariat des facultés, et qui suive le candidat dans sa carrière d'étudiant, est le diplôme, où la mention ne se retrouve pas. Quand il recommandait ce système dans son Mémoire sur l'instruction secondaire en Prusse, ce n'est pas sur le certificat d'aptitude, c'est sur le diplôme qu'il voulait qu'on inscrivît la note méritée par le candidat. « On ne voudra pas avoir le n° 2, assez bien, c'est-à-dire médiocre^ y car ce numéro, inscrit dans le brevet et présenté aux diverses facultés, sans être une réprobation,, est une tache. D'autre part, le n° 1 est un bien autre honneur que notre admission pure et simple. Ainsi, pour les aspirants, cette distinction est déjà très-utile ; elle ne Test pas moins pour les juges. L'expérience apprend que tout examen qui se traduit par un oui ou par un non est toujours superficiel ; tandis que, s'il faut