J'écnyais ceci en octobre
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ÉTAT ACTUEL DE l'eXAMEN DU BACCALAURÉAT. 85
cord pour alléger le programme des études après avoir renoncé au programme du baccalauréat, qu'on démontre dans tous les camps, par des arguments identiques, l'absurdité du système actuel et l'impossibilité de le maintenir, et que personne, pour ainsi psûrler, n'ose y porter la main? C'est que tout le monde veut des suppressions, et que personne ne veut les mêmes suppressions. Demandez à un professeur de petit séminaire : tous les retrancjiements lui agréent pourvu qu'ils ne portent pas sur le latin. Le latin, c'est l'arche sainte; il n'y a pas de goût, ni de morale, sans le latin, et même sans le latin enseigné comme aujourd'hui. Demandez à un mathématicien : le latin lui importe peu, pourvu qu'on ne retranche rien aux mathématiques. Celui qui ne vise qu'à l'utilité ne condamne pas moins les théories scientifiques que les humanités, et il pense avec raison qu'elles font partie des humanités puisqu'elles font partie de la philosophie*. Ce qu'il réclame, ce sont les applications, les sciences naturelles, les langues vivantes. Je proposerai tout à l'heure mes retranchements, et ce qui, à mon sens, importe autant et profite plus, les changements que je crois utile d'opérer dans la manière d'enseigner, et dans la manière d'étudier. Je crois aussi qu'il faut cesser de contraindre tous les élèves à suivre tous les cours et à répondre sur toutes les matières. Je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas, dans l'instruction secondaire, une partie obligatoire et une partie facultative comme dans l'enseignement primaire. Les élèves,
1. « Ceux qui demandent que l'éducalion soii pratique ne repoussent pas moins les théories scientifiques que les lettres. La théorie des sciences fait partie des humanités, » (Cournot, H., p. 45.)
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avec rapprobation de leurs familles, seraient dispensés de suivre certaines leçons. En se présentant & l'examen, ils feraient connaître, parmi les matières facultatives, quelles sont celles qu'ils présentent. Gela se fait ainsi maintenant pour les langues étrangères, entre lesquelles on choisit, et se pratique en Angleterre dans de plus grandes proportions *. J'indique seulement ces différents points, qui seront de ma part l'objet d'un examen approfondi dans la troisième
1. Université d*Ozford. Examen du second degré. Année 1865. L'examen dont on va lire le programme ne confère pas de grade universitaire proprement dit, mais seulement le titre d*associé et arts. Il est fait par des membres de l'Université d*Oxford, dans des écoles étrangères à TUniversité, et sur la demande de ces écoles, parmi les 3 eunes gens âgés de moins de dix-huit ans. Ces examens, très-analogues à notre baccalauréat^ ont été inaugurés en 1857.