‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 46 sur 135 · SeiL, Epist. cum · texte numérisé non relu

SeiL, Epist. cum

108 DE l'abus des précautions.

fault mespriser; ostez-lui toute mollesse, et délicatesse au vestir et au coucher, au manger et au boire ; accoutumez-le à tout ; que ce ne soit pas un beau garson et dameret, mais un garson vert et vigoreux *. »

On nous a donné, en 1872, le service obligatoire, que je demandais depuis longtemps avec mes amis ; nous ne le demandions pas tel que nous Tavons, car on n'a pris que des précautions dérisoires pour sauver Tart et le travail intellectuel ; oh corrigera la loi, on lui ôtera ce qu'ellp a d'un peu sauvage sous cette première forme, et il en restera une très-bonne chose, je ne dis pas au point de vue militaire : je ne disserte plus sur la guerre depuis que je Tai vue; mais une très-bonne chose au point de vue de Tégalité, et une très-bonne au point de vue de Thygiène. Après le règlement du collège, on tàtera du règlement militaire. On mangera la soupe du soldat dans une boîte de ferblanc ; on s'accoutumera au pain de munition ; on fera la cuisine à son tour ; on couchera dans la chambrée ou sur le lit de camp; on ira à la provision, portant un bout de la civière, sous la conduite du caporal de semaine ; on n'aura pas môme la pensée d'échapper à la corvée , ni de craindre de fortes étapes faites, sac au dos, sous le soleil d'Afrique, ou quelques coups de fusil échangés avec une tribu rebelle.

Angustam, amici, pauperiem pati Robustus acri militiâ puer Condiscat*.

Si, après cela, on a le bonheur de voyager un an

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