Pline, Panégyrique de Trajan, chap. xm
4. Sénèque, ennemi de la gymnastique parce qu'il affectait un
Le corps de la légion, quand la légion conservait encore son organisation primitive, n'était composé que de citoyens, et de citoyens pesamment armés. « Pour qu'ils pussent avoir des armes plus pesantes que les autres honmies,dit Montesquieu S il fallait qu'ils se rendissent plus qu'hommes : c'est ce qu'ils firent par un travail continuel qui augmentait leur force, et par des exercices qui leur donnaient de l'adresse, laquelle n'est autre chose qu'une juste dispensation des forces que Ton a. » Dans Rome même, on préférait à toutes les fôtes ' les cruels jeux du cirque, où la foule se régalait de l'odeur du sang et du spectacle de la mort; les grands Thermes qui, sous les empereurs, devinrent les lieux de réunion les plus accoutumés, contenaient, & côté des exedrcBy des xystes, des stades et des palestres. Puis, la sen'itude énerva tout, les esprits, les caractères , les corps ; et les barbares renversèrent toute cette civilisation romaine, que les Romains ne pouvaient plu9 défendre.
Quand, au bout de quelques siècles, les barbares retournèrent dans les ruines qu'ils avaient faites, pour y chercher les vestiges de la civilisation anti-
gnmd mépris pour le corps, permet pourtant quelques exercices^ qui sont toute U gymnastique d'aujourd'hui. ■ Sunt exercitationes et faciles et brèves, quae corpus et sine morâ laxent» et tempori parcant, cujus praecipua ratio habenda est. Cursus, et cum aliquo pondère manos motaç, et saltus, vel ille qui corpus in altum levât, vel ille qui in longum mittit, vel ille, ut ita dicam, saliaris, aut, ut coutume liositts dicam, fullonius. Quod libet elige; us4 fit facile. > (Sen.,
Epia. Vf,)