Grandeur et décadence det JLamains^ chap. n
2. Primo actu placée : quùm interea rumor venit Datum iri gladiatores, populus convolât :
Tumultuantur, clamant, pugnant de loco.
CrsaBMT., Prologus in ffecyram.)
que, ils n'empruntèrent aux Grecs et aux Romains que les études littéraires, c'estr-à-dire la musique ; pour la gymnastique, nul n'y songea. Le clergé à cette époque était seul préoccupé de l'éducation ; il n'y avait d'écoles, à l'origine, que pour lui ; et quand les lettres commencèrent à se répandre, il n'y eut d'écoles que par lui. L'Université de Paris et quelques autres finirent par échapper à la domination ^ des évêques; et pourtant, même au moment où ce grand corps jouissait de toute sa splendeur, il était en majorité composé de prêtres et luttait jour par jour contre le chancelier de Sainte-Geneviève et le chancelier de Notre-Dame, qui conservèrent jusqu'à la fin le droit exclusif de conférer la licence. Le chantre de Notre-Dame était maître absolu des petites écoles, où l'on enseignait quelquefois le latin et les mathématiques*, et qu'il ne faut pas confondre avec les écoles des maîtres écrivains ^ Les ordres mendiants, après des alternatives de victoires et de dé-
1. Un nommé Du Roure, dont Pécole était située au Palais, rue Neuve-de-Lamoignon, allait jusqu'à annoncer qu'il enseignait la grammaire, la rhétorique, la philosophie, les mathématiques, la théologie, la jurisprudence, la médecine, la mécanique, la fortification, la géométrie, la chronologie, le blason, l'astronomie, la jurisprudence romaine, les ordonnances, la coutume, les principes hébraïques et le droit canon. (Philibert Pompée, Rapport historique sur les écoles primaires y p. 107; cité par Ch. Jourdain, Histoire de V Université de Paris, t. I, p. 238.) Quoiqu'on ne voie pas figurer dans cette longue liste ia danse et Téquitation, il est permis de conjecturer que l'école de Du Roure était une de ces académies dont la première remonte à Pluvinel et à Labroue, sous Henri IV, et qui dépendaient du grand écuyer, comme les maîtres écrivains dépendaient du prévôt de Paris et les maîtres d'école du chantre de Notre-Dame ; mais il n'en est pas moins certain que les petites écoles empiétaient sur l'enseignement des collèges, et que TUniversité se plaignit fréquemment de la concurrence illégale qu'elles lui faisaient.