Crevier, t. IV, p
3. Cité dans Sainte-Beuve, Port-Royal, Paris, 1867, t. II, p. 14.
4. Les mendiants envahissaient la faculté de théologie. Divers arrêtés cassés, puis rétablis, limitèrent le nombre des mendiants qui pourraient être admis à la licence. Le Statut de 1598 le réduisit à cinq dominicains, quatre franciscains, trois augustins, trois carmes. (Crevier, t. VII, p. 80.)
5. Lettre du recteur de TUniversité de Paris (maître Arthus) au recteur de l'Université de Caen, 18 avril 1697 : « J*ai conféré avec les chefs de nos Compagnies, qui vous sçavent très-bon gré de vos efforts pour empêcher que les membres de ces communautez, soit régulières, soit séculières, ne décanisent dans vos facultez supérieures ou n'arrivent à la dignité de recteur. C'est une nouveauté que vous ne devez pas souffrir comme nous ne la souffririons pas icy, parce qu'il est de conséquence pour la Religion et pour l'État de conserver dans nos
190 ORIGINES DE l'uNIVERSITÉ
seigner dans la faculté de décret et celle de médecine, ni voter pour quelque cause que ce fût dans les assemblées de la faculté des arts.
Tous les gradués de l'Université en faisaient partie pour toujours, mais ils ne vivaient pas nécessairement pour cela de la vie universitaire. Un assez grand nombre de théologiens étaient pourvus de bénéfices qui les éldignaient de la faculté ; les docteurs en décret (ou canonistes] entraient au barreau ou dans le parlement ; les médecins s'adonnaient à la clientèle : on ne voyait guère dans les salles de ces trois facultés, en dehors des actes solennels, que les régents, les boursiers et les candidats. Ceux-ci étaient fort nombreux, parce que la candidature était longue, au moins dans les facultés supérieures. Les bacheliers étaient tenus d'argumenter, de professer, et s'ils étaient théologiens, de prêcher. Nul ne pouvait être bachelier en théologie s'il n'avait fréquenté les écoles, comme simple auditeur, pendant sept ans; et nul bachelier ne pouvait obtenir la licence qu'après neuf années d'épreuves. Il est vrai qu'il y avait à cela des adoucissements, et que la règle était plus rigoureuse que la pratique. Une fois licencié, le doctorat n'était plus qu'une formalité, une simple cérémonie de réception. Ainsi tout docteur en théologie (sauf un petit nombre de privilégiés) avait fréquenté les écoles, comme postulant ou comme candidat, pendant au moins seize années ^
Corps une unifonnité de doctrine, qui ne s'y trouveroit pas aisément quand ils seroient gouvernez par des personnes qui ont souvent interest de soutenir une autre doctrine que celle de France. » (Jourdain, «., p. 277.) 1. Ces règles furent observées jusqu'en 1600, mais alors le temps
La faculté des arts, la plus ancienne, était aussi la plus essentiellement universitaire. Il était nécessaire d'être gradué dans cette faculté pour suivre les cours des facultés supérieures; et c'est pour cela qu'on avait établi qu'on pût être déterminant dans la faculté des arts à quatorze ans, et licencié à dix-huit. Cependant, à partir de 1487, les docteurs en di'oit cessèrent d'exiger de leurs bacheliers le degré de . maître es arts *. Ces grades de la faculté des arts ne procuraient pas les mêmes avantages que ceux des trois autres facultés. Tous leurs droits étaient resserrés dans la faculté elle-même : on pouvait être régent, principal, procureur, censeur, recteur ; mais on ne pouvait ni plaider, pi guérir, ni avoir charge d'âmes. On concourait pourtant avec les autres membres de l'Université, et dans une plus forte proportion % pour obtenir les bénéfices dont elle avait la collation. Il y avait à cet égard un roulement entre les facultés. Certains de ces bénéfices étaient importants '. En Angleterre, où les coutumes et même les abus subsistent longtemps, les écoles possèdent en-
d'étude pour le baccalauréat en théologie fut abaissé à trois ans au lieu de cinq^ et l'âge à vingt et un ans au lieu de trente. L'inconvénient de ce relâchement fut très-grand pour la faculté de théologie^ et surtout pour la faculté des arts, parce que la faculté de théologie étant exclusivement composée de docteurs, les bacheliers en théologie faisaient partie des Nations^ et y votaient. (Crevier, IL, t. VII^ p. 81.)
1. Crevier, W., t. V, p. 332. Cf. Jourdain, Histoire de VUniversité de Paris, 1. 1, p. 74 et p. 89.
2. Le nombre des présentations aux bénéfices que l'usage limitait à quarante pour la faculté de droit, à vingt-cinq pour la théologie, et à dix pour la médecine, était illimité pour la faculté des arts, qui comptait un bien plus grand nombre de suppôts*
3. Les trois cures de Saint-Germain le Vieux, de Saint-Gôme et Saint-Damien, et de Saint-André des Arts.