Traité des Études, t. IV (XXVIIIdes Œuvres
204 ORIGINES DE l'uNIVERSITÉ
pour ne jamais briguer aucun pensionnaire. Ce serait avilir et dégrader sa profession, et la confondre avec remploi des mercenaires et des ouvriers, dont plusieurs même rougiraient d'une telle démarche. » Quelques collèges n'avaient point de pensionnaires libres, ce qui réduisait à bien peu de chose le revenu de leurs principaux. RoUin loue ceux d'entre eux qui, se trouvant dans cette position, ne laissaient pas de fournir aux frais de la distribution des prix : « J'admire la générosité de ceux qui, n'ayant point de pensionnaires, ou n'en ayant qu'un très-petit nombre, ne laissent pas de distribuer des prix à la fin de l'année comme s'ils étaient fort riches *. »
Lorsque, après la dispersion des jésuites, on s'occupa de diminuer le nombre des collèges en réunissant à Louis-le-Grand les boursiers de plusieurs fondations*, il fut fait pour ce collège un règlement délibéré en Parlement*, et dans lequel nous lisons ce qui suit : « Jusqu'à ce que le nombre des boursiers suffise pour remplir le collège, on pourra y admettre des pensionnaires \ » L'Université traversa les premiers orages de la Révolution, puisqu'elle fit encore la distribution des prix du concours général au mois d'août 1793. Elle fut supprimée un