AISNE
Il existe dans ce département 3 collèges, 2 institutions et 20 pensions ; ils contiennent environ 750 élèves.
Le collège de Laon n'est point encore organisé, il n'y a que des classes de répétition pour des élèves en pension sous d'autres maîtres.
Celui de Saint-Quentin est le plus considérable : éducation sévère, discipline exacte, morale pure, bons principes. Le principal est un homme de mérite, les professeurs sont des ecclésiastiques instruits.
Le collège de Château-Thierry se rétablit sous la direction d'un ecclésiastique zélé et estimé, ses principes et ses talents v ramènent des mœurs et une instruction suffisantes.
L'institution dite le petit séminaire de Menneville est exclusivement dirigée sur les principes de M. l'évèque de Soissons 2 .
On désirerait une. discipline plus sévère et une instruction plus complète dans l'institution de M. Horlier de Soissons, les maîtres "y sont médiocres et le chef lui-môme n'a pas tous les talents convenables.
Les institutions des sieurs LaMothe à Soissons, Duchangc à Laon, Foulon à Flary-le-Martel, Genard à Chevrigny, Terrier à Marie, Baron à Saint-Quentin méritent d'être distinguées des autres ; l'éducation physique et morale est assez
1 Le préfet ne dit pas un mot de l'école secondaire ecclésiastique de Belley, établie et dirigée par les Pères de la Foi. V. le rapport de Fourcroy, du 3 nov. 1807, publié dans l'Introduction.
* L'enquête de 1811 sur les séminaires donna des renseignements plus complets : il y avait à Soissons un séminaire diocésain avec 50 élèves et à Menneville un petit séminaire avec 96 élèves; le directeur de cet établissement passait pour « intrigant et fanatique » ; l'esprit de ces établissements était considéré comme « pas bon »; « on soupçonne que toutes les erreurs de l'Église et du schisme y régnent.». (F 7 , 83G9, mars 1811.)
bien soignée, les chefs sont assez bien famés, ils sont désignés suivant le degré d'estime dont ils jouissent. Le reste est médiocre
En général, l'instruction est dirigée d'après l'ancienne méthode ; aux sujets grecs et romains on mêle trop peu de ceux de notre histoire et surtout du siècle de Napoléon. On ne soupçonne point les opinions politiques des maîtres, mais ils tiennent trop à la routine l .
AILIER
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