COTE-D'OR
Les maîtres du lycée sont tous attachés aux institutions actuelles, le choix des sujets donnés pour composition en fournit la preuve incontestable :
Vœux de l'enfance pour le 1 er Consul après le Concordat.
Vœux des élèves pour le 1 er Consul après la paix d'Amiens.
Visite de l'Empereur à la pauvre femme des environs de Brienne.
Monument du Saint-Bernard.
Mort du duc de Monlebello.
Hommage à Marie-Louise, lors de son entrée en France,
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' Bulletin de Police du 12 octobre 1810 (AFiv, 1510). In séminaire à Uourges avec 101 élevés: buii esprit (F'. 8309;.
Tels sont les textes sur lesquels on fait exercer les élèves; ceux-ci offrent l'argent de leurs prix pour contribuer aux frais de la guerre 1 .
COTES-DUNORD
Les écoles secondaires sont au nombre de 6, une à Saint- Brieuc, une à Lamballe, une àDinan, une à Guingamp, une à Lannion et une à Tréguier.
L'enseignement est conforme aux vues du gouvernement, * les objets des exercices ont été imprimés. Tous les programmes renferment l'expression •authentique de l'admiration, du respect des professeurs pour la personne auguste de Sa Majesté, et les élèves ont, de leur côté, manifesté ces mêmes sentiments dans des morceaux de poésie ou des discours de leur composition-.
Les écoles régies par des ecclésiastiques sont au nombre de deux principales dont l une fut établie à Saint-Brieuc sous le nom de séminaire diocésain, en vertu de la loi du 18 Germinal an X. Elle semblait, à ce titre, n'être destinée qu'à renseignement de la théologie et de la liturgie. Cependant, ce séminaire obtint son érection en école secondaire ; dès ce moment, il y eut un pensionnat pour tous les âges et des écoles pour tous les degrés et on y fait des humanités
• Résumé au Bulletin de Police du 40 octobre (AFiv. 1510). mais sans aucune mention des sujets de travaux. — Le recteur Jacotot, ancien professeur au collège de Dijon, avait vu la Révolution avec plaisir mais n'avait jamais figuré dans aucun parti; de môme l'inspecteur Renaut; ce dernier, cependant. « depuis le rétablissement du culte, devenu dévot, se rapproche des personnes qui ont tenu au parti opposé à la Révolution ». (F\ 8750. enquête de 1811 sur les conseils académiques.)
* Au Bulletin de Police du 3 novembre 1810 on trouve en outre : « Presque tous [les élèves] se destinent au service de terre ou de mer. » — Le 10 juin 1812 les inspecteurs généraux écrivaient ce qui suit sur le collège de Saint-Brieuc : « Les classes de rhétorique de seconde et de première année d'humanités n'avaient lieu qu'une seule fois par jour. L'école ecclésiastique actuellement existant a Saint-Brieuc et qu'il aurait mieux valu sous plusieurs rapports laisser dans cette ville plutôt que de l'établir a Dinan, n'envoyait ses élèves que dans quatre classes ; aucun ne suivait la 5» et la 6« du collège. Aucune rétribution n'était payée au collège par les élèves de cette même école ecclésiastique et il en résultait un mécompte considérable dans les recettes présumées... » F" H , 63242.
concurremment avec la théologie. Les professeurs sont des prêtres ou des étudiants. Aucune autorité civile n'y peut exercer de surveillance, on ignore d'après quelle méthode on y enseigne et quelles sont les matières d'enseignement. Tout y est soumis à des règles claustrales et occultes. Des jeunes gens, pour se soustraire à la conscription, y entrent sous le titre d'étudiant en théologie.
La deuxième est établie sous le titre de succursale du séminaire de Saint-Brieuc, l'institution est dirigée par un prêtre nommé Berthier, revenu de déportation. Elle a, comme celle de Saint-Brieuc, des pensionnaires de tous les âges et est soumise à la même autorité sacerdotale et aux mêmes principes.
M. l'évêque diocésain vient d'ordonner un 3 e établissement de ce genre dans la ville de Tréguier, sous la direction du sieur Richard, prêtre desservant la succursale d'Yvias. Cet ecclésiastique est l'homme du monde le moins propre à être à la tête d'un collège ou d'une institution. 11 a pendant longtemps agité son pays et lorsqu'après la nouvelle organisation du clergé, il fut nommé desservant, il refusa longtemps de prêter son serment. Ce ne fut qu'en lui refusant son temporel qu'on le contraignit à prêter son serment d'obéissance et de fidélité au gouvernement.
Outre les trois écoles ecclésiastiques, il en est plusieurs autres, tenues par des curés et des desservants sous le titre d'écoles primaires et de préparation pour les séminaires. Klles reçoivent toutes la même impulsion.
En considérant la pluralité des séminaires, il est démontré que l'intention du clergé est de s emparer de 1 instruction publique et de dépeupler les écoles nationales.
Il est un moyen facile de restreindre les écoles ecclésiastiques, c'est d'ordonner qu'elles ne s'occuperont à l'avenir que de l'enseignement de la théologie et de la liturgie et d'obliger les jeunes gens à suivre pour les cours d'humanités les collèges et lycées organisés par 1 Université 1 .
' Au Bulletin de Police on trouve simplement ceci : « Ces maisons réunissent un très grand nombre de jeunes gens qui ne se destineraient pas naturellement à l'état ecclésiastique, qui ne sont pas même encore en âge de faire un choix. Les parents sont exrités a les y placer en