‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 61 sur 107 · LOIRET · texte numérisé non relu

LOIRET

Quoique les préfets soient devenus étrangers à la direction de l'instruction publique et à l'administration des établissements, celui du Loiret s'est mis en mesure pour obtenir des renseignements sur ce qui se passera intérieurement et il rendra compte.

Les choix qui ont été faits par les officiers de l'Académie sont bons, il y a lieu de croire que sous leur direction, les intentions du gouvernement sont remplies d'une manière satisfaisante 2 .

• Bulletin du 3 octobre 1810 (AFiv. lolOj.

11 y avait a Nantes un séminaire, divisé en grand et pelif séminaire; 45 élèves dans Te grand, 250 dans le petit; [le lycée, en 18l)8, comptait 450 élèves] « Deux curés de campagne, les cures de Maison et de la Chapelle-des-Marais, tiennent dans chacune de ces communes des . écoles qui peuvent ètru considérées comme succursales du séminaire. Les jeunes gens qui y sont admis y apprennent en fort peu de temps le latin, un peu de philosophie, c'est-à-dire quelques règles de logique, un peu de métaphysique, môme un peu de théologie, et viennent, de temps à autre, passer quelques jours au séminaire, pour y recevoir les différents ordres qui précèdent la prêtrise. Ils y doivent, je crois, demeurer un an avant de recevoir le dernier ordre; mais le besoin de sujets fait souvent passer sur cette obligation... M. l'évêque de Nantes a dû se prémunir auprès de S. K. le grand-maltre de l'Université, pour faire excepter le petit séminaire de la mesure qui oblige les maîtres de pension a envoyer leurs élèves au lycée. J'ignore s'il a obtenu cette faveur, qu'ont également sollicitée plusieurs directeurs d'autres écoles; mais jusqu'à présent, deux maîtres de pension seulement se sont soumis a cette obligation. » (F 7 , 8369, février 1811.)

«Le séminaire d'Orléans comptait 114 élèves; le préfet faisait observer que, sur ces 114 élèves, 60 seulement avaient une vocation décidée; il ajoutait : « Peut-être serait-il à désirer que les séminaires" ne reçussent que des jeunes gens dont la vocation pour l'état ecclésiastique fiit déjà décidée et par conséquent à un âge déterminé; » d'ailleurs, l'instruction y était excellente. (F\ 8360, mars 1811.)

RBPOXSES DES PRÉFETS

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