‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 85 sur 107 · PYRÉNÉES-ORIENTALES · texte numérisé non relu

PYRÉNÉES-ORIENTALES

Les principes que l'on professe dans les différentes écoles sont bons. Le collège de Perpignan est dirigé par le sieur Jaubert, ex-doctrinaire, homme estimable qui n'a cessé de donner des preuves de son savoir et de son amour pour son pays. Ses deux collaborateurs sont également prêtres et attachés dépuis 40 ans à l'enseignement, et qui ont parcouru cette carrière avec distinction.

L'école secondaire de Prades est confiée à M. Racine, membre de l'ancienne Université de Paris. Ses leçons sont dictées dans le meilleur esprit. Les maîtres particuliers établis dans le département sont des hommes moraux ; la sphère de leur enseignement est bornée aux principes de la lecture, de l'écriture, de l'arithmétique, etc.

M. le commissaire général de police de Perpignan trouve que l'instruction publique est mal organisée dans son arrondissement; on aurait besoin, dit-il, d'un livre élémentaire sur l'histoire de la 4 e dynastie. L'ensemble des professeurs paraît assez bon. Quelques-uns cependant montrent peu

1 Sur Éliçagaray, v. Biographie des contemporains, de Rabbe, Vielh de Boisjolin et Sainte-Preuve.

* Bulletin du 8 novembre (AFiv, 1511).

d'attachement à nos institutions, mais ils sont surveillés par le chef dont l'esprit est ce qu'il doit être. Plusieurs maîtres des petites écoles, mais un petit nombre, sont sans principes et sans moralité, ceux des écoles primaires sont pour la plupart nuls sous le double rapport de l'opinion et du savoir 1 .

Page 1