‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 95 sur 107 · STURA · texte numérisé non relu

STURA

Il existe une école primaire à peu près dans chaque commune de ce département et des écoles secondaires dans onze seulement. Ces dernières, composées des anciens professeurs les plus distingués, auraient pu rendre de grands services, mais l'insouciance des parents met obstacle aux succès. Ils trouvent plus de profit à employer leurs entants

' Bulletin du 7 novembre (AFiv, 1511). — L'enquêle de 1811 donne les résultats suivants : le collège-séminaire de Bressuire avait 123 élèves; les études étaient faibles; « -les préjugés que le directeur (M. Méchain) a puisés dans un long séjour en bspagne, sont peu propres à former des ecclésiastiques convenables au nouvel qrdre de choses m (F', 8369.) Y. dans X Introduction la lettre du préfet relative à l'esprit qui règne au collège de Bressuire : « On y observe les règlements et on y professe les principes des Pères de la Foi. » (F 7 . 6354 8 .) *

* Enquête de 1811 sur les sémiuaires : 110 élèves au séminaire d'Amiens; l'esprit y est bon : « Les professeurs et les élèves ^chantent exactement les prières pour Sa Majesté et montrent beaucoup de respect et de soumission au gouvernement » Les études y sont faibles. (F», 8360.) Peu après 'la promulgation de Ja loi du 15 novembre 1811, s'ouvrait le petit séminaire de Saint-Acnéul, qui rapidement devint un des grands établissements catholiques d'enseignement secondaire (en 1811), il avait 500 élèves et on faisait des constructions pour qu'il pût en recevoir 700). — Le recteur de l'académie d'Amiens. Maussion, avait essayé, en septembre 1814, d'appliquer la loi de 1811; même à • ce moment, il aurait voulu supprimer un établissement qui était destiné à ruiner le lycée; il n'y réussit pas. (F 17 **, 63235.)

aux travaux qu'à leur donner des connaissances dont ils ne sentent point l'utilité.

L'anéantissement des écoles gratuites a encore augmenté l'espèce d'aversion que manifestent les parents pour envoyer leurs enfants aux écoles; à peine compte-t-on, avec les écoles primaires, quelques établissements où l'on enseigne la lecture, l'écriture, l'arithmétique et la morale chrétienne. La langue française se propage cependant et l'enseignement reçoit une bonne direction. Un choix judicieux de thèmes ou de traductions, tirés des faits les plus éclatants de l'histoire ancienne et moderne, forme l'esprit et le cœur des élèves.

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