‹ La Réforme Des Prestations Opérée en 1903Chapitre 30 sur 52 · NOMBRE DE COMMUNES AYANT · texte numérisé non relu

NOMBRE DE COMMUNES AYANT

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Il y a des départements réformateurs que l’on est étonné de trouver parmi ceux où les communes sont le plus endettées, ce sont l'Ain, l'Aisne, les Ardennes, l'Aube, la Charente, l’Eure-et-Loir, l'Isère, le Loir-et- Cher, la Marne, la Nièvre, l'Oise, la Savoie, la Haute- Savoie, la Seine-et-Marne, la Seine-et-Oise, Vaucluse et l'Yonne.

Nous venons de rechercher les causes qui ont pu amener tel département à adopter la taxe vicinale, tel autre à préférer les prestations. Nous n'avons pas trouvé d'explication qui donne la clef du phénomène ‘pour tous nos départements, la chose n’est pas surprenante, on ne peut songer à expliquer par une seule cause l'attitude de tous les départements. Il ne faut pas poser en principe, par exemple, que ceux où le prix des journées de travail est élevé ont dû adopter la taxe vicinale et ceux où les salaires sont modestes ont dû conserver les prestations, cette cause a pu agir dans beaucoup de régions, mais dans d’autres elle n’a point eu d'effet, celles-ci ont *obéi à des mobiles différents, aussi voit-on la Gironde, pays où les salaires sont élevés, repousser la taxe vicinale, sans doute à cause de la situation peu prospère de ses finances communales. Dans l'Isère, au contraire, les communes n'ont pas craint de se charger de nouveaux centimes malgré leur mauvaise situation financière, parce que la prestation y est détestée ; on y voit un vestige de la corvée de l'ancien régime, et on sait combien le Dauphiné était hostile aux institutions de ce régime et l'opposition que leur fit le Parlement de Grenoble dans les années qui précédèrent immé-

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