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sont amenées fréquemment à entreprendre des travaux d'utilité générale considérables, mais pas toujours rentables. Toutes ces dépenses entraînent, pour les habitants, des charges fiscales parfois très lourdes, qui se traduisent par l’accroissement du centime communal ou du centime démographique.
Il n’en résulte pas, forcément, que les charges d’assistance soient plus élevées, par rapport à l’ensemble des dépenses, ou par tête d’habitant, que dans les petites communes.
Il apparaît donc comme une erreur de déterminer la part restant à la charge des communes, dans les dépenses d’assistance, d’après le centime communal ou le centime démographique. Il serait préférable, à notre sens, de déterminer cette part d’après les charges réelles supportées par la commune du fait de la loi d'assistance considérée. Cette conception a d’ailleurs prévalu pour l'assistance aux familles nombreuses. Les tableaux II et III du barême A, et les tableaux IT et III du barême B, déterminent en effet, respectivement, les dépenses restant à la charge de la commune et du département, d’après les charges financières de ces collectivités et d’après les charges par habitant (ou par 100 habitants) résultant de l’assistance aux familles nombreuses. (Voir pages 82 à 85.)
C’est là, nous semble-t-il, un critérium bien préférable à celui du centime communal ou du centime démographique. Le système employé jusqu'alors établissait, en fait, une inégalité de traitement entre les diverses communes, et cette inégalité s’établissait le plus souvent au détriment des petites communes, dont les ressources sont forcément très limitées et dont les charges d’assistance peuvent être relativement considérables.
Au contraire, les communes importantes, même si leurs ressources sont assez modestes, répartissent, en