On expliqua cette transformation par son amour pour la
poésie :
Aonius qui nunc es, eras Anlonius olim
Aonii Aonidum dat tibi nomen amor.
Quin et amans Tulli, merito quem TuUius hostem
Sensit, ab hoc renuis nomen habere viro. {Menagiana, vol.r, p. 215.)
PALEARIO.
naquit en Tan 1503 * à Veroli, petite ville épiscopale de la campagne de Rome. Ennio Filonardi, qui en était évêque et devint cardinal, le prit en affection et dirigea ses études; à Rome, un noble en fit son bibliothécaire et il put s'adonner à son goût pour les classiques parmi lesquels il préférait Cicéron et Aristote; il étudiait ainsi depuis six ans quand survint le sac de 1527; que devint-il alors, on ne sait; il semble n'avoir pas quitté ou avoir bientôt rejoint son poste, car ce fut peu après qu^il eut une malaventure dont le souvenir lui resta longtemps amer; son protecteur l'accusa d'avoir copié un travail relatif à Tite-Live pour se l'approprier. Il quitta Rome, hésitant s'il irait à Pérouse y suivre les cours des professeurs de philosophie, ou à Padoue pour entendre Benedetto Lampridio qui commentait Aristote, ou bien à Sienne. Il commença par Pérouse, mais les études lui parurent si barbares dans les écoles de cette ville, on y parlait, dit-il, un si mauvais latin qu'au bout de quelques mois, il s'en fut à Sienne; là aussi, il trouva que la pureté du langage soufiPrait de si cruelles atteintes qu'il se décida, en 1531, à gagner Padoue où Lampridio avait formé une sorte d'académie particulière, fort attaquée des uns, entre autres par Bembo, exaltée par les autres. Il assista aussi aux cours de l'Académie publique, où il étudia la jurisprudence.
Bientôt l'occasion se présenta à lui de faire