‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 178 sur 470 · FoNTANA, Doc. Val. y p · texte numérisé non relu

FoNTANA, Doc. Val. y p

Sîgismondo Germano, accusé de propager l'hérésie dans la région et retenu depuis longtemps dans les prisons de la ville; en même temps il invitait l'évêque à faire une recherche diligente des autres hérétiques qui se trouveraient dans son diocèse ^

A Milan, les prisons s'ouvrirent pour la première fois devant les hérétiques en 1533; quelques-uns furent « réconciliés » après qu'on les eût fait assister à un sermon dans le dôme ; deux marchands durent s'exiler; d'autres eurent à donner caution de leur repentir et s'engagèrent à mener une vie religieuse. Cependant un certain pombre de personnes, se couvrant de décisions particulières prises en leur faveur, échappaient à la juridiction des inquisiteurs et profitaient de cette impunité pour discuter ouvertement les questions religieuses. Paul III révoqua ces privilèges ^.

Le 26 juin 1536, ordre est donné à l'évêque de Modène, Morone, que le pape croyait être à Milan, et au dominicain Tommaso Maria Beccadelli, provincial de Lombardie, d'empêcher les nobles du Milanais, « aussi bien les hommes que les femmes », de se réunir en conventicules pour s'entretenir de doctrines hérétiques telles que celles des c< pauvres de Lyon^ » ou des béguines; le père Battista de

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