‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 195 sur 470 · Moro.ni, DiZj vol. XXXI, p · texte numérisé non relu

Moro.ni, DiZj vol. XXXI, p

élection, il prit quelques mesures de répression ; le 18 avril 1550, il autorisa le nonce à Venise, Lodovico Beccatelli, à procéder contre les hérétiques « même jusqu'au sang et à la mutilation des membres » extrémité dont l'Eglise s'abstenait généralement*. Quelques jours plus tard, le pape édictait une défense d'imprimer, vendre, acheter, lire ou posséder des livres hérétiques, avec un délai de soixante jours aux possesseurs pour les remettre aux inquisiteurs, quelles que fussent les autorisations antérieurement accordées (29 avril 1550)^ Toutefois ce fut surtout par la douceur et par l'indulgence que Jules III s'efforça de ramener les dissidents; il leur ouvrait toutes grandes les portes du pardon. Le jour même où il publiait l'édit qu'on vient de citer, un autre édit déclarait que « les fidèles tombés dans l'hérésie et que la honte d'une pénitence publique empêchait de se rétracter » pourraient recevoir l'absolution si dans un délai de trois mois, ils se présentaient personnellement devant l'inquisiteur de la ville où ils habitaient afin d'abjurer leurs erreurs. Quant à ceux qui persisteraient dans leur perversion, ils seraient poursuivis et punis sans rémission. En même temps, défense était faite aux magistrats civils d'entraver l'œuvre de l'Inquisition « même dans les meilleures intentions^ » (29 avril 1550).

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