Div. Camer, vol. CGXXXII, fol
2. On Torredi Nona. Sur cette prison, voir l'étude définitive I il^J'^S ^^'««TT' *ians Archiv. Soc. Rom, di Storia Pat.,
vol. XXXIX, 1916, fasc. III, IV (155-156). L'acte de rente spécifie très exactement l'emplacement de ce palais : « Près du port de Ripetta. sur la route qui mène au mausolée d'Auguste .. . 11 existe encore. Il est tout voisin du palais Borghèse '
3. Rome, Archiv. Not. Distrettuale, Atti S. Perellii Prot. 12. loi. 187.
Le palais, qui allait devenir le siège du Saint- Office, se composait d'un rez-de-chaussée oii l'on établit les prisons, et d'un premier étage composé de trois salles qui furent affectées aux tribunaux ; comme dans la plupart des palais romains, les plafonds, très élevés, étaient ornés de grands caissons; la façade comptait cinq fenêtres. Quelques maisons adjacentes, petites et sordides, servirent d'habitation aux familiers de l'Inquisition et probablement aussi de prisons supplémentaires^.
Telle était la hâte du cardinal Carafa de voir la congrégation et les services qui en dépendaient installés en ce logis qu'il paya de ses deniers, raconte son biographe Caracciolo, les ferrures et les serrures des portes des prisons^.
Avant la fin de l'année ce palais servait de local à l'Inquisition. En effet, il est qualifié à cette date de « Palais de l'Inquisition » dans un acte relatif à l'incarcération du « secrétaire et agent » de la République de Raguse auprès du pape ; ce n'était pas, au vrai, pour cause d'hérésie, mais parce qu'il s'était battu avec Tarchidiacre de la République au cours d'une discussion « politique et religieuse »; il avait reçu un coup violent sur l'œil; ce fut lui pourtant qu'on mit en prison^.
Aussitôt élu, Paul IV agrandit le palais de l'Inquisition en même temps qu'il donnait encore
1. D. Gnoli, dans Fanfulla délia Domenica, an. XIV, 1892, n. 6.