Cf. B. Amante, Giulia Gonzaga, p
3. Interrogatoire recueilli par un notaire. Archiv. di Stalo, Atti del Governatore, Sec. XVI, s. pag.
LE SAINT-OFFICE ET l'iNQUISITION.
plus d'extension et une impulsion plus forte aux tribunaux qui dépendaient de cette congrégation ; aussi a-t-on cru que c'était sous son pontificat que le Saint-Office avait été établi en ce lieu; la Chambre apostolique dépensa, dit-on, plus de 12 000 écus en travaux d'installation ^ Vers la fin de son pontificat, le 4 maru 1558, le pape louait deux maisons voisines moyennant 100 écus par an pour y établir des prisons^. Les prisonniers commençaient, en effet, à devenir très nombreux, moins cependant qu'au temps de saint Pie V où l'on ne savait plus où les mettre. Il est vrai que les attributions du Saint-Office s'étendaient sans cesse.
On déposait dans le palais de l'Inquisition les pièces à conviction, les livres saisis...; lorsque mourut en 1557 le cardinal Giovanni Alvarez de Tolède, l'un des inquisiteurs, sa bibliothèque fut transportée au palais de l'Inquisition car, en raison de ses fonctions, il lui était permis de posséder des livres hérétiques et il s'agissait de les reconnaître et de les détruire. L'examen fait, ceux qui n'étaient pas défendus furent remis par le commissaire général de l'Inquisition au supérieur de l'ordre de saint Dominique^.
Désirant assurer la continuité de son œuvre, le pape, dans un consistoiretenule 20 décembre 1558, nomma le cardinal Alessandrino, le futur saint Pie V, grand inquisiteur, en lui conférant le droit