‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 223 sur 470 · Cod. Casanit., 2653, fol · texte numérisé non relu

Cod. Casanit., 2653, fol

3. Roma, Archiv. Distrettuale, Atti. E. Severo, Pr-*t. 15, ol. 112. Le 18 juin 1562, le cardinal Guido Ascanio Sforza, camerlingue, donne ordre aux banquiers de la Chambre apostolique de verser à Filippo Perusino de Bologne et à Giovonni Gavagna d'Alexandrie, gardiens des prisons de l'Inquisition, la

Lorsque laffaire venait devant le tribunal les accuses étaient défendus par des avocats ou' par des procureurs que désignait le tribunal et L ne se voyaient admis à exercer le ministère qu'autant qu ,1s étaient , purs de tout soupçon d'he^ésie versés dans lun et l'autre droit, dlerts et prul dents . Il leur était imposé de ne rien révéler de ce quils apprendraient et il leur était recommandé de « défendre fidèlement les accusés . mais d'autre

Z; Z. ""^"T^ ' ''"P'°^'"- *""« '«»••« efforts pour les amener à faire des aveux; ils devaient

nuser dans leurs plaidoiries que des « moyens

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étaient défendus gratuitement; pour les autres . I avocat se remboursait de ses frais et de ses'

honoraires sur leurs biens.

^ Quand l'accusé avait moins de vingt-cinq ans

on ui donnait un curateur pour le gufder. ^ '

Une mdulgence de trois ans était promise à

ceux qu. avaient pris une part directe' dans un

jugement, aux témoins, au notaire, aux asses-

Les rédacteurs de traités sur l'Inquisition recom mandent aux juges d'être indulgents envers ïs" hérétiques repentants, mais cette indulgence M singulièrement restreinte au xv„. siècle^ar eîe

.aucun des dogmes principaux, la divinité du

somme de 250 érn«? nmi« i« »

dont une partl^^Lr/t e'tnTrau" tr'T' "*'•*"''"- Uberlé. Mand. Camerali, vol an' m". 5^3 foî.' 9;^"'' ™^*^ *°

LA RirORME BN ITAUt.

Christ, sa mort, la conception sans tache, la Trinité. C'est du moins ainsi que les juges laquisitoriaux interprétèrent la bulle de Paul IV , Cum quorumdam » datée du 7 août 1555. à partir d'un jugement prononcé dans l'église S. Maria sopra Minerva, le 18 mai 1597. Cependant le texte de la bulle (§2) semble moins rigoureux car le pape avait déclaré que « ne voulant pas la mort du pécheur mais qu'il soit converti et quil vive », il convenait d'absoudre ceux qui répudieraient leurs erreurs avant toute poursuite ou dénonciation et qui rentraient dans le sem de l'É-lise après s'être imposé la pénitence qui leur serait prescrite. Cette indulgence ne s'appliquait pas aux relaps.

L'abjuration était un acte pour ainsi dire inséparable de toute poursuite du Saint-Office, même quand l'accusé n'était pas condamné expresse-

Les condamnations l'imposaient toujours et bien

peu d'inculpés s'v refusaient car, pour ceux qui

étaient condamnés à mort il y allait du supplice

du feu; pour les autres, d'une aggravation de

leur peine. L'Église, dont cet aveu manifestait e

triomphe, lui donnait toute l'atapleur et tout le

retentissement possible; cardinaux et évêques

tenaient à devoir d'y figurer et une indulgence

était promise aux personnes qui y assistaient.

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