‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 235 sur 470 · LA LUTTE CONTRE L'INQUISITION EN SICILE · texte numérisé non relu

LA LUTTE CONTRE L'INQUISITION EN SICILE

Caracciolo était lié av^c D'Alembert à qui il annonça personnellement cet acte importante

Le palais de l'Inquisition est devenu le siège du tribunal civil.

L'opposition aux pratiques inquisitoriales était générale.

A Bénévent, la promulgation de la bulle qui y instituait un tribunal d'inquisiton provoqua une émeute; l'évèque et tout le haut clergé avaient décidé de se réunir dans l'église S. Sofia pour rédiger une protestation et envoyer des délégués à Rome; on sonna la cloche pour les convoquer, le peuple crut que c'était pour annoncer que la bulle allait être promulguée, il se précipita dans l'église et en chassa violemment tout le clergé.

Historia de la înquisiciôn, vol. I, p. 392, donne l'explication de ces armes.

1. « ... Je me réserve à la fin, pour la bonne bouche, de vous dire, avec un peu de vanité de ma part, l'abolition de l'Inquisition. Le 27 du mois de mars, mercredi saint, jour mémorable h jamais dans ce pays pour le roi Ferdinand IV, on a abattu ce terrible monstre. J'ai été avec grande cérémonie et formalité, accompagné de l'archevêque, de notre prélat grand juge de la Monarchie, du commandant des armes, du Sénat de la ville et de tous les chefs des tribunaux et magistrats. Tous se sont assemblés en ma présence comme beaucoup d'autres personnes choisies que les gardes ont fait entrer. En présence des officiers et familiers du Saint-Office, le secrétaire du Royaume a lu le grand décret de l'abolition du roi Ferdinand IV. A vous dire vrai, mon cher ami, je me suis attendri et j'ai pleuré. C'est la seule et unique fois que je suis arrivé jusqu'à remercier le ciel de m'avoir fait sortir de Paris pour me faire servir d'instrument à ce grand ouvrage... j'ai fait ouvrir la porte des prisons pour remettre les prisonniers aux évêques respectifs, j'y ai trouvé trois vieilles femmes.... . Palerme, 11 avril 1782. Mercure de France^ fjuin 1782, p. 42.

iiia PROGRÈS ET EXTINCTION DE LA RÉFORME.

Les instigateurs de ce mouvement furent arrêtés plus tard à Bénéventpar la maréchaussée romaine, amenés à Naples, de là conduits par mer à Terracine et ensuite à Rome où ils comparurent devant la justice civile dans la prison de la Corte Savella. Les habitants de Bénévent, dirent les accusés dans leurs dépositions, ne pouvaient admettre qu'on arrêtât un des leurs sur la déposition d'un seul témoin dont le nom resterait caché. On ne sait qu'elle fut l'issue du procès (juin-septembre 1566) ^

Page 1