‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 250 sur 470 · Cod. Vat. Urb., i039, fol · texte numérisé non relu

Cod. Vat. Urb., i039, fol

raient ainsi involontairement, les censures de TEglise. — Assurément, ajoutait le pape, si Paul IV avait vécu un peu plus longtemps, il serait revenu lui-même sur cette décision. » C'est pourquoi Pie IV absolvait des peines qu'ils avaient encourues les apostats et les transfuges et évoquait à soi toutes les affaires suscitées par la bulle de Petul IV afin qu'elles fussent jugées sommairement et conformément aux dispositions du droit et des constitutions sacrées, soit par le vicaire de la ville, soit par les supérieurs des couvents. Un délai de six mois était accordé à ceux que visait la bulle pour se faire connaître et réclamer leur réintégration, après quoi ils encourraient de plein droit les châtiments dont ils étaient menacés.

D'autres mesures du même genre suivirent; à la date du 8 mai (1560), ordre fut donné de restituer au cardinal Ercole Gonzaga, les ouvrages hérétiques que Paul IV avait fait confisquer chez lui malgré sa haute situation; le cardinal les réclamait « pour en entreprendre la réfutation*. » Toutefois Pie IV prit, à l'égard de l'évêque Centanni, une décision devant laquelle Paul IV avait reculé-; depuis fort longtemps, Centanni était détenu comme hérétique dans le monastère S. Onofrio, au Janicule, car cinq chefs d*accusa-

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