Ibid
eut plus de condamnations que pendant tout le pontificat de Pie IV.
Le 11 janvier 1567, don Mario Baraca, abbé commenditaire du couvent S. Severnio situé près de Catanzaro, soupçonné de « dépravation hérétique » fut privé pendant trois ans de la direction de son monastère, bien qu'il eût été absous, car, dit la sentence « il convient non seulement de se défendre du mal mais même du soupçon^ ».
Le 1" février 1567, don Domenico Zocchi, prêtre de Trévise, fut pendu et brûlé sur la place Giudea « bien qu'il se fût confessé'^ ».
Le 5 février 1567, Ippolito de Rimini fut également exécuté dans le même lieu^.
Le 8 février 1567, le libraire Giulio Guisio de Brescia fut condamné à cinq ans de galères, et Camillo Merula, curé de l'église S. Elpidio de Capoue, à la prison perpétuelle; ce dernier s'était pourtant rétracté ; on lui reprochait d'avoir nié le libre arbitre, d'avoir affirmé qu'on peut manger de la chair en tout temps, que le véritable jeûne consiste à s'abstenir de pécher, que les bonnes œuvres ne sont pas méritoires, que les images des saints ne doivent pas être adorées. Des condamnations analogues furent prononcées contre Clémente Rochetto, chantre à Pérouse, et Felice de Pergola^