Cod. Vat. Urb.,1041, fol
nant finance, facilité l'évasion de quelques hérétiques alors qu'il était en fonctions ^ . Le 25 octobre 1569, arrivèrent de Naples sur une frégate appartenant à l'Inquisition, trois nobles Napolitains qu'on suspectait d'hérésie'-.
Le 26 novembre 1569, le « président » de Naples fut à son tour amené à Rome; on lui reprochait ses relations avec Pompeo délie Monti, hérétique avéré. Sa maison lui fut donnée pour prison 2.
Un peu auparavant, en septembre, avait eu lieu la vente après confiscation des biens d'un hérétique qui s'était enfui des prisons de Naples; elle produisit 40 000 écus qui furent consacrés à la construction de Saint-Pierre'*.
Le 30 janvier 1570, l'inquisiteur général écrivit à l'inquisiteur de Turin d'envoyer à Rome un moine franciscain, « hérétique diabolique » appelé Giovanni Tommaso Sirletto, natif de Sicile ou de Calabre, qui s'était remis de lui-même aux mains de l'inquisiteur se déclarant prêt à abjurer mais dont le Saint-Office suspectait néanmoins le repentir. Le gouvernement piémontais s'opposa apparemment à cette extradition car le 13 février suivant, le cardinal Marco Antonio Bobba, écrivit pour réclamer de nouveau le coupable ; sa demande n'eut pas plus de succès que la précédente, alors le pape s'adressa en personne à Emmanuel Phili-