‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 310 sur 470 · Ibid.y p · texte numérisé non relu

Ibid.y p

3. On verra plus loin que Paul Véronèse fut traduit devant les inquisiteurs pour avoir pris quelques libertés dans un tableau d'église.

les danses, les mascarades, les réjouissances du carnaval furent interdites ainsi que les fêtes et les banquets qui avaient lieu habituellement à l'occasion de la première messe d'un prêtre. Il fut conseillé aux ecclésiastiques de se couper les moustaches très courtes ^ aux évêques de renoncer aux vêtements de soie, aux repas plantureux, aux livrées éclatantes, aux plaisirs de la chasse.

De telles injonctions ne pouvaient manquer de jeter le trouble dans tout le pays ; les évêques, les prêtres, les moines s'alarmèrent. Dans son zèle, l'archevêque prétendait agir de sa propre autorité; il voulut rendre exécutoires les décisions du concile et du synode sans le concours du sénat milanais qui déclarait qu'elles n'auraient force de loi qu'après qu'il les aurait enregistrées. Le cardinal Borromée maintint ses prétentions et invoqua l'appui du gouvernement espagnol. Quelle ne fut pas sa déception de trouver dans le représentant du roi un adversaire résolu ! Celui-ci fit défense à l'archevêque de rendre la justice^, de citer des accusés à son tribunal, de les faire arrêter par ses agents ; il interdit à ceux-ci de porter des armes et même d'exercer leurs fonctions. Le cardinal Borromée ne voulut pas accepter cet échec et porta l'affaire devant la cour de Madrid qui se déchargea du soin de trancher ie diiTérend eu renvoyant les

Page 1