‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 309 sur 470 · Acta Ecoles. MedioL, Lyon, 1683, vol. 1, p · texte numérisé non relu

Acta Ecoles. MedioL, Lyon, 1683, vol. 1, p

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vendit sa vaisselle plate, ses tableaux, ses statues, ses bijoux, résigna ses abbayes, abandonna à ses parents ses biens de famille; des revenus de son archevêché il fit trois parts : l'une pour les pauvres, l'autre pour l'Eglise, la troisième pour lui. Soixante délégués furent désignés pour aller imposer de ville en ville le respect de la discipline ecclésiastique. En même temps, il faisait adopter au synode une série de dispositions rigoureuses à l'égard des couvents : Ceux qui contenaient moins de douze religieuses durent être fermés, les abbesses et les supérieures ne purent plus être élues à vie, aucune nonne ne devait briguer des honneurs sous peine d'être condamnée à baiser dix-huit fois le sol devant les autres nonnes assemblées ; défense était imposée d'obliger des enfants à prononcer des vœux; deux sœurs « germaines » ne pourraient plus être placées ensemble dans un même couvent, les élèves confiées à des nonnes, ne devaient plus rester plus d'un an avec elles ^

Le synode interdit les mystères, les représentations de la passion^; il fut recommandé aux peintres de ne pas s'écarter dans les tableaux de piété des indications contenues dans les livres saints et de n'y introduire aucun détail qui fût de nature à froisser la pudeur ou à alarmer la foi^;

1. Acta Ecoles. MedioL, p. 35, 45. Il y avait soixante-dix couvents de femmes dans la province milanaise.

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