‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 313 sur 470 · L'église était la propriété d'un ordre régulier · texte numérisé non relu

L'église était la propriété d'un ordre régulier

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ment la porte de l'église et firent sonner les cloches tandis que leur avocat lançait l'interdit contre l'archevêque. Borromée se retira et prononça à son tour l'anathème contre les chanoines ^

Deux députés furent immédiatement envoyés par lui à Rome porteurs d'une protestation et il convoqua tout son clergé. Le peuple se rangea du côté de l'archevêque; le gouverneur espagnol et le sénat appuyèrent les chanoines. Pie V intervint pour recommander à Borromée la modération et la prudence, et aux chanoines, la soumission; en effet, Tannée suivante, les excommunications que l'archevêque avait lancées contre eux étaient levées et les chanoines renonçaient à se prévaloir de leur privilège.

Trois des adversaires du cardinal Borromée étaient d'ailleurs morts entre temps car « Dieu laisse rarement impunis, dit l'hagiographe, les insultes et les outrages dirigés contre ses ministres^ ». Le capitaine du peuple expira au cours d'une fête, l'un des gardes des chanoines, celui qui s'était saisi de la croix, rendit l'âme dans une auberge et le plus ardent des sénateurs mourut dans un grand esprit de contrition.

Une affaire bien plus grave survint peu après. « Les humiliés, dit un de leurs historiens, le P. Helyot, menaient une vie si licencieuse qu'ils ne refusaient rien à leur sensualité, ils ne se montraient qu'en grand équipage, allaient à la chasse

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