‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 346 sur 470 · Nunz. Firenze, vol. IV, c. 279, 296; vol. VII, c · texte numérisé non relu

Nunz. Firenze, vol. IV, c. 279, 296; vol. VII, c

ment leur vie. C'était là, disait l'évêque, une cause de perdition. Il semble, au surplus, qu'on se plaisait à mettre des dangers sur leur chemin. En 1577, la direction du couvent S. Giovanni où étaient placées les jeunes filles de naissance noble, fut confiée à deux chevaliers de Malte dontl'inconduite était tout à fait notoire. 11 en fut ainsi jusqu'à la fin du siècle. En 1596, on dut enlever aux récollets la surveillance de certains couvents de nonnes*. Bien souvent les autorités ecclésiastiques locales ne sévissaient pas afin de ne pas compromettre « la religion », c'est-à-dire tel ou tel ordre religieux; le nonce à Florence, Alberto Bolognetti, écrivait, en 1576, au cardinal de Gôme que deux moines coupables d'empoisonnements ne seraient certes pas exécutés, du moins publiquement, à cause du scandale qui en pourrait résulter '^.

En fait, l'action du Saint-Siège et de l'Inquisition fut toujours très limitée en Toscane et c'est ce qui explique que le relâchement des mœurs dans les ordres monastiques resta si grand et, d'autre part qu'il y eut peu de condamnations pour crimes d'hérésie. Le grand-duc François I" ne manquait pas de protester quand l'autorité ecclésiastique cherchait à modifier les conditions dans lesquelles il avait été convenu que fonctionnerait l'Inquisition; aussi en 1581 les trois inquisiteurs généraux ayant voulu s'adjoindre des vicaires, il fallut

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