‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 364 sur 470 · Nunz. NApoli, vol. XVI, c · texte numérisé non relu

Nunz. NApoli, vol. XVI, c

3 à 4 ducats et ne les obligeait guère quà accompaguer les morts à la sépulture mais leur donnait k droit de porter le costume lalare, c'est-à-dire la soutane, le manteau et le rabat et leur conférait les privilèges des ecclésiastiques; grâce à ce cos-, tume, ils pouvaient commettre les pires méfaits sans être inquiétés, ils tenaient des maisons de teu, se louaient comme assassins, violentaient les femmes. Quand lautorité épiscopale voulait les poursuivre, ils prétendaient être des laïques, quand les juges civils les menaçaient, ils se recla-. maient de leur qualité de prêtres; il en résultait en-outre des conflits de juridiction entre les ditle-. rents pouvoirs 1. .; j.i n , .virn-vun "2

^A Salerme, la dépravation était profonde; le vice-roi, informé par la rumeur publique, fit une enquête; elle lui révéla que les couvents étaient devenus des lieux de perdition, que le Père commissaire prêtait la main bénévolement à. Wft débordements; un moine et une religieuse lui fournirent une longue liste de coupables cités deux par deux; il en allait de môme à Amalfi. Dans.»a dç3 couvents de Naples, un gentilhomme, ami d'une des recluses, Jt venir le jour de sa fête quarante musiciens pour lui donner une awbad.e. On eatrait comme on voulait dans les couvent? dont quelques-uns comme celui de S.^Chiara, comptaient plus de trois cents religieuses". ^ En 1588, les habitants de Catane remefcîènf le

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