‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 384 sur 470 · Raynaldus, Annales Ecoles., vol. XIV, p. 190, ad. an · texte numérisé non relu

Raynaldus, Annales Ecoles., vol. XIV, p. 190, ad. an

LA REFORMATION EN PIÉMONT

avait évoqué et dont le nonce prétendait le dessaisir. '

De nombreux procès furent engagés partout, mais plus particulièrement à Carignan où le Parlement siégea d'abord.

La situation des protestants qui y vivaient devint telle qu'un grand nombre abandonnèrent la ville pour se réfugier à Turin dont les Français n'avaient pas encore été chassés ; leurs biens ayant été confisqués, quelques-uns manifestèrent l'intention de se soumettre aux rétractations qu'on exigeait d'eux ; ce fut pour les détourner de ce dessein que le pasteur Lentolo, qui fut une des victimes de ces persécutions dont il a laissé un récit, composa les Sofismi mondani^.

A Cuneo, un moine expliquait que Dieu faisait l'hiver clément afin que les catholiques pussent ménager leurs bois en vue de brûler les luthériens le mois suivant (hiver 1561-1562)^.

Cependant les protestants semblaient disposés à s'incliner sans toutefois trahir leurs convictions; les églises du Piémont envoyèrent au duc et à la duchesse, en J559, alors qu'ils étaient encore à Nice, une confession dans laquelle ils déclaraient qu'à l'exemple de leurs ancêtres ils suivaient la pure parole de Dieu contenus dans le Vieux et dans le Nouveau Testament, mais que, si on leur montrait qu'ils étaient dans l'erreur, ils se déclaraient prêts à s'amender aussitôt.

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