‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 386 sur 470 · Turin, Archivio di Stato · texte numérisé non relu

Turin, Archivio di Stato

LA REPORMATION EN PIEMONT.

leur baptême, il les invitait à rétracter leurs erreurs dans le terme de soixante jours; cette rétractation pouvait être faite, en l'absence d'un ecclésiastique, devant « deux personnes honnêtes », à la condition que le repentant s'engageât à accepter la pénitence prescrite; il ne semble pas que cette invitation ait été entendue de beaucoup car l'année suivante, sur les représentations du roi d'Espagne, Philippe II, le duc se mit à sévir. Un prêtre qui s'était marié fut incarcéré (18 septembre 1563)^

Le cardinal Borromée considérait la situation comme grave. « L'état de la Savoie et du Piémont, écrivait-il le 15 novembre 1561, est plus inquiétant qu'on ne le pense ; l'hérésie fait chaque jour des progrès chez les mauvais, la foi diminue chez les bons.... On prêche publiquement contre la foi catholique à Turin comme à Gênes et ailleurs-. »

D'ailleurs cette même année (1561), un édit fut publié qui enjoignait à tous les sujets du duc d'assister aux offices, aux prédications et aux cérémonies des jours de fête; les médecins et les chirurgiens étaient tenus de rappeler à leurs malades l'accomplissement de leurs devoirs religieux; les libraires ne devaient vendre que les livres approuvés par l'autorité civile ou ecclésiastique; les maîtres d'école étaient chargés d'enseigner à leurs élèves la foi chrétienne et de les mener à l'église ; il était recommandé aux auber-

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