‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 400 sur 470 · Nunz. Savoja, vol. VIll, c. 51, vol. X, c · texte numérisé non relu

Nunz. Savoja, vol. VIll, c. 51, vol. X, c

LA REFORMATION EN PIEMONT

dans tout le voisinage prêchant contre le papisme. Au reste, une entente s'était établie entre catholiques et protestants qui avaient pris l'engagement de se protéger mutuellement. Alarmés de cette situation, le page envoya (1580) quatre jésuites d'abord et plusieurs autres ensuite. Mais il qe parait pas qu'ils aient beaucoup réussi car, le 7 août suivant (1581), le roi de France de qui dépendait le marquisat, crut utile d'ordonner à M. de La Valette, qui avait remplacé Bellegarde, de prendre des mesures pour mettre fin aux manifestations de la religion réformée^.

Charles-Emmanuel, qui succéda à son père en 1580, ne lui ressemblait pas. « Il est si religieux, disait le représentant de Venise, qu'il en devient superstitieux » et l'on répétait à Turin que ce n'était pas lui mais le nonce qui gouvernait. Cependant les choses n'en allèrent pas autrement. Les livres hérétiques arrivaient sans cesse de Suisse. En 1580, un pamphlet de petit format, dont l'auteur était Vittore dePopoli et qui avait pour titre IlPiovanOf c'est-à-dire le Curé, fut publié à Genève avec la mention Borne et abondamment répandu en Piémont ; il était composé de six sermons fort hérétiques contre le nouveau catéchisme romain^.

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