‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 402 sur 470 · Nunz. Savoja, vol. X, c · texte numérisé non relu

Nunz. Savoja, vol. X, c

LA RÉFORMATION EN PIÉMONT

En 1596, on l'informa que la tenue n'était pas meilleure dans le couvent de Chieri^.

A Betton, dans la Maurienne, l'abbesse, Sebastiana délia Ciamba, ne dissimulait nullement qu'elle était du dernier bien avec un seigneur du lieu, ainsi que l'écrivait le nonce au cardinal Aldobrandino le 9 mars 1597 et Tévêque de Maurienne confirmait le fait, le 25 mars suivant, en ajoutant que « l'entreprise de réformer le couvent de Betton dont on l'avait chargé dépassait ses forces de beaucoup car la licence était tellement invétérée et le relâchement de la règle si ancien, que ce serait chose bien ardue que d'y porter remède"^.

A Saluées, les moines donnaient ouvertement des sérénades aux nonnes d'un couvent qui n'était rien moins qu'une maison de recueillement. On y avait transporté ces nonnes d'un couvent où elles se conduisaient mal mais dans leur nouvelle résidence il n'y avait ni eau, ni parloir, ni clôture en sorte que forcément elles frayaient avec la population et avaient une grande liberté d'allures. Elles étaient dix-huit (15983).

Les chanoines ne se conduisaient pas mieux; ils se masquaient et dansaient; l'évêque avait assisté au premier bal, ainsi qu'à toutes les fêtes du carnaval. Le nonce informe le cardinal Aldobrandino, le 28 janvier 1599, qu'il a mis bon ordre à tout cela et que dorénavant les chanoines ne danse-

Page 1