Nunz. Savoja, vol. XXXV, c
ront plus. Mais le 16 août, il écrivit que, depuis son départ, les scandales avaient recommencé de plus belle. Une bataille avait eu lieu dans un parloir de couvent entre les deux amoureux d'une nonne*. Il y avait à Valle di Magra un curé qui le jour disait la messe et la « nuit prêchait hérétiquement » et assurait que la messe était une invention
du diable*^.
. Il semble qu'à Turin même la conduite du clergé séculier n'était guère bonne car la ville réclamait au nonce, en 1398, des mesures contre les désordres des moines et demandait « qu'on remplaçât les mauvais par des bons^ ».
Toutefois, l'active intervention des capucins, des jésuites et des inquisiteurs amena, durant les dernières années du xvi* siècle, quelques améliorations dans la vie monastique et de nombreuses conversions dans les régions où les hérétiques étaient restés le plus nombreux jusqu'à ce moment, particulièrement dans le voisinage de Saluées et de Pignerol^.
Le Saint-Siège se plaignait toutefois que les bergers, en descendant des montagnes au printemps, apportaient dans les vallées le catéchisme de Calvin et d'autres livres hérétiques qui pervertissaient « les âmes simples^ ».
Le 2 octobre 1602 un édit avait été porté par le