Cod. Casanatense, 2653, fol
LA, mÉPORME BN ITA.L». •— II.
V Défense aux hérétiques de troubler ou d'interrompre les prédicateurs catholiques sous peine de 100 ducats d'amende;
8° Les syndics et autres officiers municipaux étaient tenus de les protéger ;
9° Interdiction pour les réformés de remplir une fonction publique; ceux qui en exerçaient en seraient privés et leurs actes étaient déclarés nuls
et non avenus.
Le tiers des amendes était réservé aux dénonciateurs, le reste étant applicable au fisc.
Le 25 juin de la même année (1620) un nouvel édit enjoignait aux protestants qui se trouveraient sur le passage d'un cortège religieux ou d'une procession de se découvrir s'ils ne préféraient se dissimuler, de chômer les jours de fête ou de ne travailler qu'à l'intérieur de leurs maisons, les portes étant fermées, de ne plus ensevelir leurs morts dans les cimetières des catholiques, de payer les
dîmes.
Le mouvement protestant tirait d'ailleurs à sa
fin. Si la Réforme persista dans les hautes vallées,
elle disparut progressivement dans le reste du pays
pour les mêmes raisons que dans le reste de l'Italie.