‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 426 sur 470 · Nunz. Ven., vol. V, col. 30; vol. VI, col · texte numérisé non relu

Nunz. Ven., vol. V, col. 30; vol. VI, col

LA RÉFORMATION A VENISE

trois mois si l'on renonçait à ly conduire en captif; le nonce aurait voulu que ce fut avant un mois mais il confesse au pape que, entouré d'amis résolus à le protéger, Chigi ne peut plus être pris ou surpris et que, s'il consentait à se rendre volontairement à Rome dans deux mois, il faudrait

accepter^.

Longtemps après, un autre noble, de la famille Battaglia, dut faire une abjuration publique

(22 octobre 1585^).

Les livres hérétiques, ceux de Vergerio entre autres, n'avaient jamais cessé de circuler presque librement dans le territoire vénitien et y semaient des idées les plus subversives. Une lettre de Rome datée du 3 avril 1563 annonça au nonce qu'on en faisait entrer dans les balles de soie^. Pour lutter contre ce danger, le P. Ippolito Chizzuola publia à Venise en 1562 une « Réponse^ » dont le nonce acheta deux cents exemplaires afin de les répandre dans toute la région (27 mars 1563).

En 1566, au commencement de décembre, une main mystérieuse peignit sur un mur de la salle chapitrale de l'église Saint-Marc, tout près du lieu où siégeait le tribunal de l'Inquisition, trois calices d'où sortaient des hosties cornues, un serpent et un objet que le nonce désigne mais ne nomme pas par décence ; un peu plus loin il y avait une cloche

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