‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 431 sur 470 · Nunz. Yen., vol. IV, col · texte numérisé non relu

Nunz. Yen., vol. IV, col

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communautés, nul doute qu il n'ait même succès^ Mais les moines savaient plus d'un tour pour lui échapper. L'un d'eux refuse de rentrer dans son cloître sous le prétexte qu'il soutient sa vieille mère, ce qui est vrai, dit le nonce Fachinetti, mais il ajoute qu'il est non moins vrai que ce moine mène une vie désordonnée; un autre moine se trouvait dans la même situation mais celui-là s'était si mal conduit que le nonce l'avait renvoyé dans son monastère pour qu'il y fût puni; nombre de moines demandaient ainsi pour des raisons plausibles, à vivre en dehors de leurs monastères

(8 septembre 1571^).

En mars 1576, le nonce apprend qu'un moine « prieur et gardien » d'un béguinage (pizzocare) est accusé de choses graves, si graves même qu'il paraît préférable de « ne pas aller au fond ni examiner l'affaire dans le détail » à moins que le pouvoir pontifical n'en décide autrement. Le Père provincial avait, au surplus, pris des dispositions qui devaient remédier au mal, « si, dit le nonce avec quelque scepticisme, elles sont appliquées^ ».

Un grand nombre de moines, après avoir fait des vœux, vivaient en dehors de leur couvent; ils étaient, écrit le nonce ^ en 1579 (26 décembre) de trois sortes : ceux qui avaient été chassés, ceux qui en avaient reçu l'autorisation de leurs supé-

1. Nunz. Ven., vol. IV. col. 90. 141; vol. V, col. 47 ; vol. VIII,

col. 18.

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