‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 434 sur 470 · Par la bulle « Cum, sicut accepimus » du 3 juin · texte numérisé non relu

Par la bulle « Cum, sicut accepimus » du 3 juin

Pie V avait naguère» enlevé les religieuses à la juridiction des frères mineurs, ^ais Greo-oiro XIII les y soumit de nouveau en 1578, ce qui n'était pas, semble-t-il bien prudent».

Les choses allaient, quoi qu'on fît, de mal en pis et les autorités se désespéraient; on lit cette phrase dans un décret du Conseil des Dix en date du 19 février 1S77 : < On peut établir tous les règlements que l'on voudra; ils ne seront jamais observés tant que les couvents seront diriges par des moines». » Le souverain pontife apprenait avec désespoir de « personnes dignes de foi » que les couvents de Venise « étaient tombés dans une grande dissolution » et que « le peu de bien qu on y avait fait précédemment s'en était allé en fumée » (lettre du nonce en date du U mars 1579'). Les religieuses introduisaient quantité d'hommes dans leur clôture. A vrai dire leur objet n'était plus aussi coupable qu'auparavant; elles tenaient a avoir le plus de spectateurs possible aux représentations théâtrales qui étaient devenues leur occupation favorite. En 1581, à Padoue, faute de mieux, elles introduisirent le concierge et demandèrent ensuite l'absolution ; les nonnes du couvent b. bpirito de Venise représentèrent un drame, la Légende de S. Rosana^ avec accompagnement de chants et

Page 1