‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 437 sur 470 · A. Sala, Biografia de S, Carlo Borromeo, p · texte numérisé non relu

A. Sala, Biografia de S, Carlo Borromeo, p

parce que leurs pasteurs n'avaient aucun souci de leur salut ».

Si les évêques tenaient tant à ne point quitter la métropole, c'est qu'ils ne manquaient pas à profiter des séductions qu'elle n'offrait que trop.

L'archevêque de Massimi y étant venu, descendit chez une certaine Gornelia de réputation douteuse; il est juste de dire que les auberges étaient rares à Venise et les étrangers nombreux, en sorte qu'on se voyait souvent obligé de se loger dans des maisons suspectes. Le nonce crut à tout hasard devoir « charger des personnes sûres » de s'assurer que la conduite de l'archevêque ne prêtait pas à la critique ; peut-être celui-ci craignait-il leurs investigations car il alla aussitôt se loger dans une autre auberge qu'il loua tout entière (30 novembre 1569 M.

L'évêque d'Ivrée, mandé devant le nonce, le 16 janvier 1574, reconnut avoir vécu longtemps en concubinage et avoir deux fils, mais il ajouta que depuis quatre ans, il avait éloigné et même marié sa maîtresse et qu'il lui paraissait inconcevable qu'on lui fît des reproches à ce sujet puisqu'il avait cessé de pécher et qu'étant vieux et malade il ne songeait nullement à recommencer^. En 1590, l'évêque de Zante, huit mois après sa nomination se refusait à gagner son poste ; la vie qu'il menait à Venise était telle qu'il ne pouvait y renoncer malgré les « admonestations fraternelles » du nonce; on l'avait vu prendre part aux folies du

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